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«C’est une superbe cabane, nous en sommes très fiers»

La maison qui a accueilli des milliers d’enfants entame une nouvelle vie et sera inaugurée à la fin du mois.

L’édifice enregistre plus de 4000 nuitées par an­, selon Fabiène Gogniat Loos, présidente de l’association qui gère les lieux.
L’édifice enregistre plus de 4000 nuitées par an­, selon Fabiène Gogniat Loos, présidente de l’association qui gère les lieux.
Jean-Paul Guinnard

La cabane de La Roselière est méconnaissable. De l’état de ruine, elle est passée à celui de bâtiment flambant neuf en l’espace de quelques mois seulement. Il faut dire que le vénérable édifice situé à l’embouchure du Mujon, qui a vu passer des générations de scouts et des classes alémaniques, avait déjà été acheté d’occasion à l’époque de son installation au sein de la cité thermale, au début des années 80. «Ses murs étaient utilisés comme abri de chantier dans les Alpes dès les années 60, explique Fabiène Gogniat Loos, présidente de l’association qui gère les lieux. La cabane comptabilise 4000 à 5000 nuitées par an­. Plus les personnes qui y passent un moment durant la journée. Il fallait donc absolument la refaire.»

C’est chose faite. Pour réaliser les travaux, les bénévoles cherchaient à réunir près de 1,3 million de francs en début d’année dernière. «Nous avons réussi à être dans les temps, ce qui n’était pas gagné d’avance, poursuit en souriant la présidente. Nous voulions absolument faire les travaux durant l’hiver, période durant laquelle nous accueillons moins de monde.» L’association a pu compter sur le soutien de la Loterie Romande, de l’Agenda 21, ou encore de généreux privés. «Certains nous ont prêté de l’argent, d’autres nous en ont donné, précise Fabiène Gogniat Loos. Nous avons aussi contracté un emprunt.»

Tout confort

Passer d’une cabane de bois vernis à l’équipement minimaliste à un refuge fait de matériaux écologiques dernier cri a un coût. L’investissement en vaut toutefois la peine, selon la présidente de l’association: «La bâtisse est chauffée par une pompe à chaleur, elle-même en grande partie alimentée par des panneaux solaires photovoltaïques, explique-t-elle. Par ailleurs, grâce à une rampe d’accès et à un ascenseur, elle sera entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. C’est une superbe cabane, nous en sommes très fiers.»

Si des nids pour les hirondelles ont aussi été installés sur l’édifice, ce ne sont pas les oiseaux migrateurs qui y seront les plus confortablement nichés, mais bel et bien les visiteurs qui viendront se glisser dans les plumes des dortoirs. «Cinquante personnes peuvent dormir sur place, précise Fabiène Gogniat Loos. Il y a 38 lits au deuxième étage et nous pouvons ajouter des matelas dans les salles de dégagement.»

Au rez-de-chaussée, bordée par une agréable terrasse, une grande salle d’environ 75 m2 pouvant accueillir des tables pour 60 personnes attire la lumière. «C’est le lieu idéal pour faire une fête. Et comme les gens ont la possibilité de passer la nuit à l’étage, ils peuvent boire un coup tranquillement puisqu’ils n’auront pas à reprendre le volant.» La cabane de La Roselière sera inaugurée le 23 mai et pourra être louée dans la foulée.

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