La campagne pour les éoliennes commence à la Vallée

EnergieUn comité de soutien s'est créé pour les éoliennes d'Eoljoux, sept hélices prévues sur un alpage du Brassus aux confins de la Vallée. Vieux de dix ans, ce débat s'annonce électrique.

Ces sept éoliennes sont prévues sur l'alpage des Grands Plats, à la Vallée. Ce projet vieux de plus de dix ans doit passer le 25 septembre prochain devant les Combiers. En France voisine, l'opposition gronde, tandis qu'en Suisse, le déclassement de ce site protégé dépend encore de l'aval de la Berne fédérale.

Ces sept éoliennes sont prévues sur l'alpage des Grands Plats, à la Vallée. Ce projet vieux de plus de dix ans doit passer le 25 septembre prochain devant les Combiers. En France voisine, l'opposition gronde, tandis qu'en Suisse, le déclassement de ce site protégé dépend encore de l'aval de la Berne fédérale. Image: Eoljoux

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Dans l’air depuis plus de dix ans et pourtant toujours absentes du paysage réel, les sept éoliennes que prévoit la Société électrique de la vallée de Joux vont bientôt être soumises au corps électoral. Le 25 septembre prochain, le plan partiel d’affectation de l’alpage des Grands Plats, au Brassus, fera l’objet d’un référendum communal spontané au Chenit. Avec sans nul doute, d’ici là, une tension tout électrique dans les bistrots et les rues de la Vallée. Cette étape, cruciale pour le projet éolien combier, sera soutenue par un comité de soutien qui s’est présenté hier à la presse. Et forts des expériences des précédents débats éoliens de Sainte-Croix et de Vallorbe, ils comptent bien obtenir l’aval du peuple.

«On ne peut pas empêcher le débat de gagner en intensité. Il faut faire contrepoids aux opposants de principes», prévient le président du comité de soutien fraîchement créé, Jacques-André Rochat. Cet horloger était président de la commission du Conseil communal chargé de l’étude du plan d’affectation. «Mais ce qu’on a vu à Vallorbe, c’est qu’il y a une grande majorité de citoyens indécis et silencieux. C’est près d’eux, dans la rue, qu’il faut être pour convaincre.»

Autrement dit, il s’agit d’occuper le terrain. Et ce à la différence de ce qui s’était passé à Vallorbe, où les référendaires avaient d’emblée pu commencer leur campagne lors des récoltes de signatures nécessaires à l’obtention du vote. A la Vallée, la tenue du scrutin a été décidée par une majorité du Conseil en novembre dernier: les partisans du projet éolien partent avec un coup d’avance.

Le comité d’élus locaux et de citoyens fait état du soutien des députés Dominique Bonny, Nicolas Rochat, des élus nationaux Isabelle Chevalley et Roger Nordmann. Et dans les faits, le comité «Eoljoux oui vraiment!» prévoit des stands d’informations lors d’événements locaux, une page Facebook, une présence à la déchetterie, un espace réservé à l’Hôtel de Ville, des parutions dans la Feuille d’Avis de la Vallée, des autocollants, ainsi que des projections du film Demain. Leur budget, alloué par la Commune, n’a pas été communiqué. «Il est modeste», évoque Jacques-André Rochat.

Autre enseignement tiré de la campagne pour les hélices de Sur Grati, à Vallorbe, il faudra être prompt à répondre aux détracteurs. «On ne peut pas laisser dire que les vaches qui passeront sous les éoliennes auront les pattes tordues par les ondes», prévient un élu. «Il est impératif d’écouter les opposants, ajoute Jacques-André Rochat. Mais on est prêt à répondre aux attaques s’il y en a.»

Sur le plan de la communication, le défi des partisans du projet sera de ramener le débat au plan local: «Le parc doit fournir l’équivalent de la consommation électrique combière», «C’est un projet de la Vallée pour la Vallée», ont répété ses partisans. Et pour cause. Le projet d’Eoljoux fait parler de lui au niveau national, si ce n’est plus. Le parc est prévu sur un alpage faisant partie de l’Inventaire fédéral du paysage (IFP), dont le Canton a demandé la modification en vue de l’implantation des éoliennes. Une véritable «brèche» dans la protection du paysage suisse, s’étaient émus les défenseurs des panoramas. S’y sont ajoutés les élus et citoyens de Bois-d’Amont, commune française riveraine du Chenit, qui a formellement demandé l’ajournement du projet et demandé l’intervention diplomatique de Paris.

A 47 jours du vote communal, partisans et autorités se disent confiants dans une confirmation de la décision du Conseil par les votants. En sachant que, pour les pro-éoliens, le débat ne fait que commencer. Il leur restera la présentation du montage financier et l’installation des éoliennes proprement dites.

Créé: 10.08.2016, 09h32

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