Un campus équestre pour souffler vingt bougies

HippismeL’Institut équestre national investit un million de francs dans des cycles de formation au monde du cheval.

Jean-Pierre Kratzer (à g.), directeur de l’IENA, ici dans les nouveaux boxes à poney créés suite à l’incendie de 2017, lance une académie, présidée par Pierre-André Poncet.

Jean-Pierre Kratzer (à g.), directeur de l’IENA, ici dans les nouveaux boxes à poney créés suite à l’incendie de 2017, lance une académie, présidée par Pierre-André Poncet. Image: JEAN-PAUL GUINNARD

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Communiquer avec un cheval, en savoir davantage sur son tempérament, maîtriser son alimentation, connaître les métiers liés au cheval et à ses soins ou encore choisir un équidé de loisir, de sport ou de compagnie. Sans concurrencer les écoles d’équitation, l’Institut équestre national d’Avenches (IENA) vient de lancer son académie du cheval. De quoi créer un campus sur le site broyard de 142 hectares. «Notre infrastructure proposait déjà des installations, diverses prestations et un restaurant pour l’accueil des visiteurs. Il ne manquait que la dimension de la formation pour créer un campus», a lancé Jean-Pierre Kratzer, directeur de l’IENA, vendredi.

Inauguré le 18 septembre 1999, l’IENA marque ainsi son 20e anniversaire en faisant passer ses effectifs de 31 à 40 ETP. Un million de francs seront investis annuellement dans la structure de formation, essentiellement en charges de personnel. Le chiffre d’affaires de l’institution, qui organise quelque 60 journées de courses et de concours hippiques par an, se monte à 7 millions, pour un bénéfice moyen de 550'000 francs avant amortissements. Pour établir ses manuels de cours, Jean-Pierre Kratzer peut compter sur un comité de pilotage de haut vol. Présidé par Pierre­André Poncet, ancien directeur du Haras national d’Avenches, il réunit l’éthologue Iris Bachmann, Fabien Loup, de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, et Gilles Thiébaud, chargé de cours, qui chapeautera une équipe comprenant déjà seize formatrices. Soutenu par une fondation philanthropique, le campus facturera 20 francs la leçon pour les enfants et 30 pour les adultes. Divers séminaires à la journée sont aussi au programme, dont le premier, le 13 septembre, s’intitule «Apprentissage chez le cheval».

«Notre public cible est la jeunesse, pour l’éduquer aux bonnes pratiques, avec comme fil conducteur le bien-être du cheval et de l’homme», lâchent Jean-Pierre Kratzer et Pierre-André Poncet. Tous deux rappellent que, sur 250'000 personnes pratiquant régulièrement des activités avec des chevaux en Suisse, dont plus de 70% de femmes, seule une minorité est affiliée à un centre équestre ou détient une licence. Ainsi, combien faudra-t-il de clients pour pérenniser l’académie? «Zéro», sourit le patron de 70 ans. «Bien évidemment que, si cela ne marche pas, on arrêtera, mais mon esprit d’entrepreneur fait que j’ai toujours la volonté de créer quelque chose, avant de me fixer un business plan .»

Créé: 25.08.2019, 09h50

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