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Le Canton annule l’élection complémentaire

La Municipalité fonctionnera à quatre encore durant quelques mois. Le recours déposé après le scrutin du 17 mars a été admis.

L'élection s'était déroulée le 17 mars.
L'élection s'était déroulée le 17 mars.
JEAN-PAUL GUINNARD - A

Les Missiriens devront retourner aux urnes. Très probablement après les vacances d’été. Le Conseil d’État a en effet accepté le recours déposé au lendemain de l’élection complémentaire à la Municipalité du 17 mars («24 heures» du 26 mars). Sorti en tête ce jour-là, Olivier Thévoz devra donc remporter un nouveau scrutin s’il entend siéger à l’Exécutif. «L’élection a été annulée, confirme le préfet du district Broye-Vully, Olivier Piccard. Un délai de recours de dix jours contre cette décision existe. Il démarrera dès la publication de cette décision dans la «Feuille des Avis officiels», en principe ce vendredi.» Le Canton a admis que l’élection – en deux tours – était entachée d’une irrégularité. À savoir une violation des dispositions des droits politiques. «Disons que le secret des votes n’était pas assuré», explique Olivier Piccard.

Évidemment heureux de la tournure des événements, l’auteur du recours, Thierry Graf, souligne qu’il a agi en tant que simple citoyen et non pas en tant que municipal. «Quand je suis allé voter, une vingtaine de minutes après l’ouverture du bureau pour le deuxième tour, j’ai constaté qu’il n’y avait pas d’isoloir. Il était donc possible de voir ce que l’on votait. Il n’y avait en effet que deux bulletins, un vierge et l’autre sur lequel était inscrit le nom du candidat. Dès lors que l’on prenait le stylo, il était facile de savoir à qui on ne donnait pas notre voix. À l’extérieur du bâtiment quelqu’un m’a d’ailleurs dit qu’il n’avait pas voté parce qu’il n’était pas à l’aise avec ça…»

Aucune enveloppe n’étant à disposition, les électeurs devaient en outre glisser directement leur bulletin dans l’urne. «J’ai fait remarquer ces irrégularités au président du Conseil général. Il n’en a pas tenu compte et m’a dit, plus tard, que si je n’étais pas content je n’avais qu’à écrire à la préfecture. Ce que j’ai fait», reprend Thierry Graf.

Compte tenu du délai de recours et de celui imparti pour organiser une élection – l’arrêté de convocation doit être émis six semaines avant le vote –, il n’y a que très peu de chances pour qu’elle ait lieu avant l’été.

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