Un cas de tuberculose a été signalé dans une école vaudoise

SantéLa maladie a été découverte en janvier chez un élève à Orbe, qui se porte bien. Trente-cinq écoliers et cinq profs sont suivis.

Le cas de tuberculose a été détecté chez un élève de l'Etablissement secondaire d'Orbe.

Le cas de tuberculose a été détecté chez un élève de l'Etablissement secondaire d'Orbe. Image: OLIVIER ALLENSPACH - A

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Il y a une dizaine de jours, des parents d’élèves scolarisés à l’Établissement secondaire d’Orbe et environs ont reçu un courrier à entête de la Ligue pulmonaire vaudoise, cosigné par le directeur de l’école et un médecin adjoint au médecin cantonal. Ils ont été informés qu’un cas de tuberculose avait été détecté dans le collège et que la personne atteinte – en l’occurrence un élève en fin de scolarité – avait été prise en charge. «Une enquête détaillée, conduite par les experts des services de la santé, a permis d’identifier les élèves et les enseignants qui ont été en contact avec la personne malade. Parmi ceux-ci, un petit groupe ayant été en contact prolongé avec la personne malade va être examiné par les services médicaux», précise la missive datée du 7 février.

La lettre insistait sur le fait qu’aucune précaution particulière n’était à prendre et que tout enfant ou adulte pouvait fréquenter l’école sans risque. Le ton voulu rassurant n’en a pas pour autant empêché quelques fausses vérités de circuler en ville, où il s’est notamment dit «qu’une classe avait été mise en quarantaine».

Pas de quarantaine

«On ne prend pas de telles mesures pour un cas de tuberculose», souligne Éric Masserey, médecin cantonal adjoint pour les maladies transmissibles. Mais des mesures d’enquête d’exposition et de dépistage ont bel et bien été prises une fois le cas avéré. Sa détection a en quelque sorte suivi le «processus habituel». «L’élève s’est mis à tousser. Constatant après quelques semaines que la toux persistait, son pédiatre s’est mis en quête d’un diagnostic plus sophistiqué qu’une bronchite virale. Les examens ont permis de mettre en évidence qu’il s’agissait d’un cas de tuberculose pulmonaire contagieuse», explique Éric Masserey.

Aujourd’hui, la maladie se soigne bien, à l’aide d’un long traitement –on parle de plusieurs mois– à base d’antibiotiques spécifiques à cette infection. Mais elle doit être prise très au sérieux. Raison pour laquelle les cas semblables doivent être remontés jusqu’au médecin cantonal, qui se lance alors dans une enquête d’entourage visant à délimiter un périmètre d’exposition dont la grandeur varie d’un cas à l’autre en fonction de son contexte.

Développement très lent

Dans le cas présent, ce sont 35 élèves et 5 enseignants qui seront soumis prochainement à un test de dépistage parce qu’il est possible qu’ils aient été exposés au bacille de manière significative. Mais il est encore trop tôt pour savoir s’ils ont été «infectés» par l’élève malade. «Le développement de la tuberculose est très lent. Le cas d’Orbe a été détecté il y a un mois, ce qui signifie que personne n’a eu le temps de développer la maladie, même si quelqu’un a été contaminé. La Ligue pulmonaire vaudoise effectuera prochainement des prises de sang sur ces 40 personnes.» Et si les analyses devaient révéler un ou plusieurs cas positifs, il faudrait encore plusieurs mois pour que la maladie se déclenche. «Ces cas seraient traités préventivement», note le médecin cantonal adjoint.

Pris en charge, le jeune Urbigène se porte bien. «Il vit normalement. Après deux semaines de traitement en isolement, il n’était plus contagieux», précise encore Éric Masserey.

Créé: 18.02.2020, 17h15

En Suisse, on ne vaccine plus systématiquement

Aujourd’hui en Suisse, on ne vaccine plus contre la tuberculose. «Une vaccination n’a de sens que dans les zones où il y a une présence assez forte de la maladie. Ce qui n’est plus le cas en Europe», souligne Éric Masserey.

De plus, les vaccins ne protègent que des formes précoces et graves de tuberculose. Soit celles qui touchent les bébés et les enfants en bas âge. Ils ne sont pas efficaces contre la forme pulmonaire de la maladie, plus tardive.

Bon an mal an, une soixantaine de cas sont déclarés chaque année dans le canton. «Entre un et trois surviennent en milieu scolaire», précise le spécialiste. Non soignée, la tuberculose entraîne une destruction des poumons qui s’avère fatale.

Mais aujourd’hui, la maladie –qui se manifeste par une toux persistante, une légère fièvre et des signes de fatigue– se soigne très bien. «Sa guérison est garantie en quelques mois», reprend Éric Masserey.

Quand il fallait piquer les élus

Lausanne

C’était dans les années nonante, quand Yvette Jaggi était encore syndique de Lausanne. Un jour, tous les membres du Conseil communal, la Municipalité in corpore, les huissiers et même les journalistes qui suivaient les séances reçurent une convocation individuelle à se présenter à la Policlinique médicale pour un examen.

La raison? Un élu avait semble-t-il contracté la tuberculose et avait siégé dans la docte assemblée sans se douter qu’il risquait de contaminer ses pairs jusque dans les plus hautes sphères de la cité. Résultat, tous les habitués de la Palud ont dû passer le test de dépistage du mantoux.

Dans les jours qui suivirent, on a vu les 100 conseillers comme les membres de l’Exécutif faire la queue pour se faire piquer. «Mais on ne nous a jamais dit de qui il s’agissait», se souvient Jean-Jacques Schilt, alors municipal.

Quant à la soussignée, elle en a un souvenir cuisant. Le test étant positif, elle a dû avaler un antibiotique durant six mois! M.S

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