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Un centre oncologique se profile à Yverdon

Les hôpitaux du Nord vaudois profitent de la réorganisation des soins pour dégager un étage entier dévolu au soin du cancer. Plusieurs médecins, plus de lits, le centre se veut ambulatoire et adapté à la population.

Le bâtiment "Daisy" des EHNV poursuit une reconversion dans les soins ambulatoires. Un étage entier sera dédié au regroupement des traitements et des consultations oncologiques.
Le bâtiment "Daisy" des EHNV poursuit une reconversion dans les soins ambulatoires. Un étage entier sera dédié au regroupement des traitements et des consultations oncologiques.
Jean-Paul Guinnard

En marge de leur assemblée générale, qui a eu lieu mardi, les Établissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) ont annoncé la concentration et le développement de leurs moyens de soin du cancer sur un seul site à Yverdon.

Effectués actuellement en plusieurs lieux de la cité thermale, les soins du cancer seront regroupés d’ici à novembre dans un étage entier du bâtiment «Daisy». Selon les EHNV, c’est un véritable «centre d’oncologie» qui voit le jour dans le Nord vaudois. Les consultations sur le site de Saint-Loup seront maintenues.

D’un point de vue structurel, l’oncologie, actuellement à l’étroit dans ses locaux, libère ainsi de l’espace pour les soins aigus, que l’hôpital vise à rapatrier intégralement sur le site d’Yverdon d’ici à 2020. Cette réorganisation permettra peu à peu de consacrer la totalité de l’annexe «Daisy», encore actuellement occupée par l’administration, aux soins ambulatoires.

Pour les EHNV, l’opération va toutefois au-delà du déplacement de lits. La direction vise un meilleur flux des patients, plus d’efficacité et une meilleure occupation des places de soin. Le service passera de 12 à 19 lits et plusieurs médecins rejoindront l’équipe. La Ligue vaudoise contre le cancer aura également des locaux sur place. De plus, l’installation prévue d’un petit laboratoire permettra d’obtenir des diagnostics sanguins plus rapides.

Éloigné des soins en milieu universitaire, ce dispositif est rationnel et se veut adapté à la population dépendant des EHNV. «C’est une philosophie de soins, explique l’oncologue Pierre Hoesli. On veut privilégier un accès facile du patient au spécialiste qui va le suivre durant une longue période. Une oncologie de proximité, en quelque sorte.» Ces consultations, dont le nombre est de quelque 5000 par année à Yverdon, sont en effet en évolution. «La durée des suivis augmente, poursuit le spécialiste. Actuellement, la population compte 4% de survivants du cancer. Ce chiffre devrait au moins doubler d’ici à 2030 vu l’évolution des traitements.»

Le budget pour la réorganisation des soins oncologiques est de 3,37 millions de francs.

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