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Le changement de trajet du bus fait râler

Les lignes 605 et 606 vont être fusionnées, impliquant la suppression de plusieurs arrêts. Emboîtant le pas d’usagers fâchés, les conseillers communaux ont demandé des explications.

À compter du changement d’horaire, la ligne 605 ne passera plus par l’avenue de Grandson.
À compter du changement d’horaire, la ligne 605 ne passera plus par l’avenue de Grandson.
JEAN-PAUL GUINNARD

Le Service de la mobilité de la Ville et la société de transports Travys ont voulu bien faire? Raté! En modifiant le trajet de certains bus, via la «fusion» des lignes 605 et 606 qui desservent l’ouest d’Yverdon, ils ont surtout engendré la grogne d’un nombre certain de passagers et se sont attiré les foudres du Conseil communal, dont les quatre partis tenaient le même discours sur la question, jeudi soir.

La mèche a été allumée par l’UDC Émilienne Wagnière. «Qui a pris cette décision drastique, sans se préoccuper des conséquences pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, ainsi que pour les jeunes mamans avec poussettes?» Elle faisait référence à la suppression de plusieurs arrêts (entre trois et cinq selon les versions) et l’impossibilité de rejoindre la place Bel-Air sans transbordement à la gare, à compter du prochain changement d’horaire. Les Verts ont appuyé, via Younes Seghrouchni qui estime qu’il n’est pas normal que certains doivent s’en remettre au service, plus rare, de Carpostal.

Quant au PLR Olivier Jaquier, il relaie les inquiétudes de la Société de développement du quartier des Cygnes, une des zones prétéritées. Et Jean-François Cand (PS), lui, évoque «un drame pour les habitants des Uttins, de l’avenue de Grandson et de la rue de Neuchâtel», tout en constatant que la mesure condamne «une ligne historique déjà empruntée par les gyrobus».

De quoi faire marche arrière? À voir, car le syndic, Jean-Daniel Carrard, a d’abord relevé les avantages – il y en a – de la modification: meilleure cadence sur l’ensemble de la ligne 605, création d’une cadence à 7-8 minutes entre la gare et Y-Parc, sans oublier ce qui l’a générée, soit la desserte de la zone piscine-patinoire où se dresse le nouveau Collège des Rives.

«La couverture permet à n’importe qui d’avoir un arrêt de bus à maximum 5 minutes à pied. Peut-être avons-nous mal communiqué sur les différents tracés possibles, mais l’idée visait bien une amélioration de l’offre. Toutefois, si des défauts crasses s’avéraient, nous regarderons comment y remédier», a répondu l’édile.

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