Les chefs-lieux broyards se cherchent un syndic

PolitiqueAlors qu’il ne manque plus que le nom du chef de l’Exécutif à Estavayer, tout reste encore à faire à Payerne.

À Estavayer comme à Payerne, c'est le départ du syndic (respectivement de la syndique) qui est à la base du changement qui s'annonce.

À Estavayer comme à Payerne, c'est le départ du syndic (respectivement de la syndique) qui est à la base du changement qui s'annonce. Image: GOOGLE STREET VIEW - DR

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Souvent comparées, parfois opposées, parce que voisines par-delà la frontière cantonale. Une élection d’un côté et une démission de l’autre font que la vaudoise Payerne et la fribourgeoise Estavayer doivent compléter leur Exécutif respectif au même moment délicat, à un an des élections générales. Et dans les deux cas, c’est le départ du syndic – respectivement la PLR Christelle Luisier, après son accession au Conseil d’État vaudois, et le PDC André Losey, qui a souhaité se retirer de la scène politique juste avant la fin de son quatrième mandat – qui est à la base du changement qui s’annonce.

Système fribourgeois oblige, Estavayer a un cran d’avance. Sans même que les Staviacois n’aient à passer par les urnes. En effet, dans ce canton, le poste vacant revient au premier des viennent-ensuite du parti du démissionnaire, sur la liste de la dernière élection générale. En l’occurrence Christophe Pillonel, qui avait déjà occupé cette fonction entre 2006 et 2016. «J’ai accepté la chose sans hésiter et j’ai d’ores et déjà été assermenté par le préfet il y a deux semaines environ. Je prendrai donc mes fonctions comme prévu le 1er mars», souligne l’intéressé.

Syndic choisi par ses pairs

Tout n’est cependant pas encore acté. La quatrième commune du canton de Fribourg s’est certes trouvé un nouveau conseiller communal, mais elle doit encore désigner son syndic. Et là non plus, les citoyens n’auront pas leur mot à dire. Le chef de l’Exécutif est en effet choisi par ses pairs. Actuel vice-syndic, Éric Chassot – qui portera les couleurs du PDC lors des élections communales de 2021 – a d’ores et déjà fait part de son intérêt pour la fonction. Et ce n’est en tout cas pas le nouveau venu qui l’en empêchera. «Évidemment que tout est encore ouvert, mais j’ai quitté le Conseil communal voilà trois ans, donc il n’en est pas question. Et il serait même très malvenu de ma part de revendiquer la syndicature», assure sans hésiter Christophe Pillonel.

La séance de réorganisation qui se tiendra dans la quinzaine permettra aussi aux neuf élus de choisir lequel d’entre eux deviendra vice-syndic et d’éventuellement modifier leurs dicastères. Le nouveau venu découvrira alors les tâches qui lui reviendront. «Pendant mes onze ans à l’Exécutif, j’ai occupé trois dicastères différents. Je suis en premier lieu intéressé par un poste technique, soit les Eaux, l’Aménagement du territoire ou la Voirie.»

Vers une bataille à deux

À Payerne, en revanche, il y aura bel et bien une bataille pour combler le vide laissé par le départ de Christelle Luisier au gouvernement cantonal. Mais une bataille à deux, visiblement. Ce qui pourrait réduire l’élection à un seul tour de scrutin. Dimanche, le Parti des socialistes et indépendants payernois (PSIP) a en effet annoncé qu’il passerait son tour, même si son président de groupe, Sébastien Pedroli – récemment élu au Grand Conseil –, a hésité jusqu’au dernier moment à revendiquer un deuxième siège. «Dans un an, une nouvelle élection aura lieu, et le PSIP doit réunir désormais son énergie afin d’améliorer ses sièges au sein du Conseil communal et de la Municipalité», souligne Nicolas Schmid, président du parti.

Le siège vacant restera donc à droite, soit côté UDC, soit au PLR. «À moins qu’un indépendant ne se lance dans la course, comme on a pu le voir ailleurs», relève Franck Magnenat. Et le président du PLR payernois de préciser: «Mais je n’ai aucun nom à annoncer.» Pas plus du reste que pour ce qui concerne son parti. À l’heure actuelle, pourtant, les noms du président des Brandons, Sylvain Hostettler, et de l’ancien municipal Jacques Henchoz reviennent souvent. «Nous avons avancé au 2 mars le délai que nous laissons à nos membres pour nous faire part de leur intérêt. Notre but est d’arriver devant notre assemblée générale du 30 mars avec un seul nom à lui proposer», reprend Franck Magnenat.

L’UDC se lance

Il devrait en être de même côté UDC, dont la section payernoise se réunira la semaine prochaine. Sauf coup de théâtre, elle devrait valider la candidature de Jocelyn Canope, vice-président de la section Broye-Vully de son parti. Même si l’UDC ne compte que onze sièges (sur septante) au Conseil communal, ce dernier estime que pour une question de représentativité, son parti devrait accéder à la Municipalité. «C’est l’amour pour ma commune et mon envie de m’investir davantage encore pour cette ville cosmopolite qui me motivent. Et de toute manière, cette élection ne modifiera pas le poids de la droite face à la gauche.»

Créé: 18.02.2020, 09h58

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