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Les chevaux ne pourront plus se baigner cet été

Déjà limité en 2013, l’accès à la plage de Salavaux à cheval sera interdit cet été aux heures de pointe par les communes d’Avenches et Vully-les-Lacs.

Limité à cette petite plage de Vully-les-Lacs depuis 2013, l’accès au lac sera désormais interdit en été.
Limité à cette petite plage de Vully-les-Lacs depuis 2013, l’accès au lac sera désormais interdit en été.
OLIVIER ALLENSPACH - A

«C’est comme dans tout. Si les utilisateurs respectaient les riverains, on n’en serait pas là.» Photographe amateur se rendant volontiers à la plage de Salavaux pour y immortaliser des chevaux en baignade avec leurs cavaliers, Gérard Egger a vu passer la récente publication de la Société de cavalerie du Vully et environs sur l’utilisation des lieux. Déjà limité sur un seul secteur en 2013, l’accès à la plage de Salavaux à cheval sera interdit entre 9 h et 19 h durant les mois de juin, de juillet et d’août par les Communes d’Avenches et de Vully-les-Lacs.

Jusqu’à 100 chevaux

«C’est regrettable d’en arriver là, mais certains jours, il y a jusqu’à 100 chevaux qui passent sur le site et tous ne respectent pas forcément les lieux. Notre but est donc de diminuer leur présence en été», confirme Mireille Schär, municipale de Vully-les-Lacs. Diverses enquêtes de mise à ban seront prochainement publiées dans la Feuille des Avis officiels du canton pour faire appliquer cette décision conjointe de la Commune du Vully et de sa voisine avenchoise.

En 2013 déjà, l’accès aux plages – sur une berge de près de 1 kilomètre de sable – et tous les chemins du secteur avaient été interdits d’accès. L’endroit est aussi un haut lieu du tourisme, où les chalets secondaires et les campings foisonnent. Confrontées à de nombreux face-à-face de chevaux et d’estivants apeurés, mais surtout aux déjections des animaux, les deux entités avaient décidé de ne laisser qu’un accès aux chevaux. Situé sur une plage du territoire de Vully-les-Lacs, celui-ci est atteignable depuis un parking avenchois. Les deux Communes promettent d’intensifier leurs contrôles, mais Mireille Schär précise que, mis à part des amendes pour infraction à la circulation routière dans le secteur, aucune contravention à un cavalier n’a encore été distribuée jusqu’à maintenant.

La décision ne fait pas les affaires des cavaliers broyards, même si Simone Richard Pinto, présidente de la société du Vully, reconnaît que certains congénères manquent de respect. Les non-habitués venus de loin sont notamment pointés du doigt. «C’est vrai aussi qu’il y a de plus en plus de monde qui débarque avec des vans à cet endroit, et qu’il suffit qu’une ou deux personnes ne respectent pas les règles pour ternir toutes les autres.» Évitant d’office de se baigner le week-end, la présidente ne pourra, par contre, plus profiter du congé scolaire de sa fille, le mercredi après-midi, pour aller tremper les sabots de leurs montures.

La sensation de voler

L’endroit est pourtant idéal pour cette pratique avec son fond lacustre en pente très douce. Les chevaux peuvent y toucher le sol à plus de 50 mètres de la berge, ce qui n’est pas commun. «En principe, le cheval a peur de l’eau, donc cet exercice peut constituer une bonne désensibilisation, par exemple en vue de concours», témoigne Mélanie Gobet, une cavalière régionale qui s’est baignée pour la première fois l’an passé. «Cela peut prendre du temps pour entrer dans l’eau, mais une fois qu’on y est, la sensation est assez particulière et donne presque l’impression de voler.» Pour les «décollages» de cet été 2019, il faudra donc soit se lever tôt, soit se coucher tard.

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