Les chèvres resteront, la basse-cour ne viendra pas

AvenchesLes deux chèvres d’un quartier de villas y resteront, mais d'autres aménagements prévus ne se réaliseront pas.

Les chèvres de la famille Piccin pourront finalement rester dans le quartier avenchois de Sous-Ville.

Les chèvres de la famille Piccin pourront finalement rester dans le quartier avenchois de Sous-Ville. Image: PATRICK MARTIN

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Va pour les deux chèvres et deux ou trois poules, mais sans leur coq. Quant à l’étang prévu, il ne se fera pas, réduisant ainsi la crainte des voisins du quartier de Sous-Ville d’être dérangés par une horde de bruyantes grenouilles! Tel est l’accord qui est sorti d’une récente séance de conciliation organisée par la Commune d’Avenches entre son municipal Loris Piccin et un collectif de voisins.

Selon toute vraisemblance, une fois que le texte sera confirmé par écrit, les oppositions seront retirées d’office, mettant ainsi un terme à la procédure. «Pour l’instant, la Commune n’a pas encore reçu le courrier des propriétaires et les oppositions sont donc toujours pendantes, mais le dossier est en bonne voie d’être réglé», confirme le vice-syndic Gaetan Aeby, la syndique Roxanne Meyer-Keller étant récusée dans cette affaire, car voisine directe du secteur.

L’affaire a fait couler passablement d’encre dans la cité romaine depuis le début de l’année. En février, Loris Piccin et son épouse soumettaient à l’enquête publique la mise en conformité d’une installation sur l’une de leurs parcelles pour des chèvres, dans une zone dévolue à l’habitat individuel.

«Tout cela faisait du bruit, mais c’était un bruit de société qui était partagé et accepté par tous»

Avant le début de l’enquête, le parc avait déjà été installé sur une parcelle voisine de leur maison familiale. Et les arrivées d’un coq dans le poulailler prévu ou de grenouilles dans l’étang imaginé avaient créé la grogne dans le voisinage. Une opposition collective, munie de 37 paraphes, avait été déposée à la Commune début mars. Dans leur texte, les opposants regrettaient que cette mise en conformité soit faite «après coup», de surcroît par un membre de la Municipalité qui devrait «montrer l’exemple».

Mais alors qu’une séance de conciliation était prévue, l’édito du municipal Éric Schürch dans le journal officiel «L’Aventic» a remis de l’huile sur le feu. «Je me souviens d’une vie plus rurale à Avenches, avec du bétail en ville à la rue du Jura. Il était normal d’avoir des poules (accompagnées d’un coq, cela va de soi, c’est la vie), des lapins, des moutons, des chevaux, et ce microcosme était accompagné d’une certaine activité artisanale. Tout cela faisait du bruit, mais c’était un bruit de société qui était partagé et accepté par tous», écrivait-il au sujet des deux caprins.

Courrier anonyme

Alors que ce municipal du Rassemblement avenchois risquait d’être amené à trancher dans cette affaire communale, sa prise de position a créé des remous dans le voisinage et jusqu’au sein même de la Municipalité, selon nos informations. Le comité d’opposition du quartier, qualifié aussi de «merveille d’individualisme», a alors distribué un courrier anonyme à tous les membres du Conseil communal, courrier qui s’adresse au municipal Schürch. «En votre qualité de membre de l’organe exécutif, pouvait-on y lire, vous êtes garant de la loi et des règlements communaux. En vous exprimant publiquement avant même que la séance de conciliation n’ait eu lieu, en tenant des propos diffamatoires et calomnieux, vous ne respectez pas vos engagements.»

La manière de faire n’a toutefois pas réjoui Fabien Aeby, président du Conseil communal. Jeudi, il est revenu sur l’incident devant les élus. «Le Conseil communal n’accuse pas réception de ce courriel pour les deux raisons suivantes: il n’est pas signé et n’est pas adressé de manière adéquate. J’ai donc pris la décision de ne pas donner suite au contenu de cette lettre», a livré le premier citoyen de la commune. Et pour couper court à la rumeur le président a encore dédouané l’ancien syndic et voisin Daniel Trolliet, qui n’est ni l’auteur ni l’expéditeur de la missive.

Si les chèvres offertes à la famille Piccin, et notamment à la fille cadette, pouvaient commenter cette affaire, elles se diraient certainement que c’était beaucoup de bruit pour finalement pas grand-chose…

Créé: 02.07.2019, 06h52

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