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Un cinéma miniature pour célébrer le court-métrage

Le court-métrage se visionne gratuitement à Yverdon. Le concept devrait s’étendre à d’autres villes romandes

Pierre Pittet, médiateur culturel de la Bibliothèque d’Yverdon, projettera des films durant la pause de midi cet automne.
Pierre Pittet, médiateur culturel de la Bibliothèque d’Yverdon, projettera des films durant la pause de midi cet automne.
Patrick Martin

«L’Entracte, un petit instant qui en dit long.» C’est en quelque sorte le slogan de ce cinéma miniature, deux sièges face à un écran, qui propose gratuitement chaque mois deux nouveaux courts-métrages à la Bibliothèque publique et scolaire d’Yverdon-les-Bains.

Situé sur la galerie entre le rez-de-chaussée et le premier étage de l’établissement depuis le mois d’octobre, L’Entracte est accessible durant les horaires d’ouverture de la bibliothèque. D’abord discret, le petit espace, qui souhaite faire découvrir le vaste monde des courts-métrages à un large public, a progressivement su faire sa place. «Avec cette installation conçue par des étudiants du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV), nous voulions mettre à l’honneur les courts-métrages, un genre qui peine parfois à trouver visibilité et public, explique Pierre Pittet, médiateur culturel de la Bibliothèque d’Yverdon. Et même si je n’ai pas de chiffre de fréquentation à articuler, on voit que des gens s’arrêtent et que les sièges sont régulièrement occupés.»

Pour toucher un nouveau public, quoi de mieux que les murs d’une bibliothèque? «Il y a beaucoup de passage ici. Des enfants, des étudiants mais aussi des gens plus âgés, assure Pierre Pittet. Toutes ces personnes ne viennent pas forcément pour regarder un film mais peuvent se laisser tenter, une fois sur place.»

Les deux courts-métrages à l’affiche durant le mois de juin, «Rhapsody», de Constance Meyer, et «Acoustic Kitty», de Ron Dyens, montrent l’étendue de ce genre cinématographique. «On diffuse bien évidemment des productions suisses, mais pas que, détaille le médiateur. Ces petites parenthèses culturelles doivent titiller la curiosité de nos visiteurs et, pourquoi pas, leur donner envie de voir d’autres courts-métrages.» Toujours dans cette optique, la Bibliothèque d’Yverdon a proposé, le 30 mai dernier, une projection ouverte au public durant la pause de midi. Cette séance test a attiré une vingtaine de personnes. «Nous reconduirons l’expérience plusieurs fois cet automne, confie Pierre Pittet. Ces moments sont intéressants car ils créent des interactions et lancent des débats entre les gens qui sont venus et qui ne se connaissent pas.»

Les Yverdonnois ne seront pas les seuls à pouvoir regarder des films gratuitement. En effet, l’association de promotion et de développement du format court, Base-Court, compte bien exporter le concept dans d’autres villes. «Nous avons un accord de principe avec Lausanne, Vevey et Martigny, énumère Bruno Quiblier, agitateur en chef de l’association. Nous devrions commencer à projeter dès le début 2019.»

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