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Cinq jours de défis pour les ingénieurs de demain

Des élèves romands de 12 à 15 ans ont présenté vendredi leur projet de groupe. Immersion dans le Yakaton 18.

Les écoliers ont été aidés par des étudiants des hautes écoles.
Les écoliers ont été aidés par des étudiants des hautes écoles.
Massimo Greco

Angèle s’occupe de la découpe laser, Patrick prend son pistolet à colle, tandis que Johan et Oliver s’affairent à dévisser la roue de leur installation. La petite équipe cogite: la roue qui devrait éparpiller les billes au sein de leur installation ne fonctionne pas correctement. Quelques discussions plus tard, décision est prise d’envoyer Angèle imaginer une nouvelle pièce grâce à un logiciel de modélisation 3D. Scène ordinaire pour les ingénieurs. À un détail près: les quatre bricoleurs sont des écoliers entre 12 et 15 ans.

Ils participent au Yakaton 18, une semaine de défis scientifiques organisée par la HES-SO dans cinq hautes écoles d’ingénierie romande, dont la HEIG-VD d’Yverdon. Parmi les 105 élèves qui ont répondu présent, douze y participent au sein de la haute école vaudoise, formant trois équipes de quatre apprentis ingénieurs. Pour les encadrer, deux étudiants par groupe, ainsi que deux enseignants par haute école. Chaque équipe a cinq jours pour fabriquer un montage autour d’une thématique. Pour les Big Bang, l’équipe d’Oliver, de Johan, de Patrick et d’Angèle, ce sera «chaos et désordre».

«La HES-SO souhaitait organiser un événement pour les jeunes en lien avec les domaines de l’ingénierie et de l’architecture», indique Richard-Emmanuel Eastes, concepteur du Yakaton 18. Il aura fallu un peu moins de deux ans pour concrétiser le projet, lancé en septembre 2016.

«L’idée est de promouvoir les métiers de l’ingénierie chez les jeunes, complète Dominique Dolci, adjointe à la direction de la HEIG-VD. Les enfants apprennent en s’amusant. Chaque installation est donc ludique et créative à la fois.» D’où le nom «Yakaton», mélange de l’expression «il n’y a qu’à» et du suffixe «ton», qui rappelle que cette intense semaine de travail relève aussi du marathon.

«Je suis bluffé»

Laurent Gravier est un habitué des événements promouvant les formations de la HEIG-VD auprès du jeune public. L’enseignant n’avait cependant jamais eu affaire à des jeunes entre 12 et 15 ans. «Ne connaissant pas les participants, je ne savais pas quel serait leur potentiel. Mais leur travail m’impressionne!» L’ambiance dans l’atelier est aussi une source de réjouissance pour le physicien. «Les groupes s’inspirent les uns des autres, ce qui crée une belle dynamique. Je suis bluffé par leur envie de créer.» C’est que les apprentis ingénieurs sont soutenus et motivés par d’autres apprentis ingénieurs, les élèves de la haute école. Et, s’il en est un qui aime aussi créer, c’est bien Kevin Reisyan. Cet étudiant en 3e année de bachelor a notamment construit… sa voiture. «Je suis un touche-à-tout, j’apprends sur le tas», explique le jeune homme de 26 ans, qui a tout de suite été conquis par son rôle. «C’est très gratifiant de voir que ce que l’on fait suscite de la fascination chez certains.»

Quant à l’avenir des membres du Big Bang, Kevin Reisyan n’a pas de doutes: «On leur montre comment fonctionne l’industrie aujourd’hui et ils sont passionnés, alors je pense qu’ils feraient de très bons ingénieurs! N’est-ce pas, Angèle?» La jeune fille lève le pouce pour seule réponse, sans même se retourner. La petite ingénieure est rivée à son ordinateur, en train de modéliser un morceau de l’installation de son groupe. Angèle n’a pas le temps pour les questions: elle a une pièce à livrer et un jury à impressionner. Mission accomplie, les Big Bang ont remporté le Prix de la créativité.

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