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Combat d’experts autour de la 5G à Yverdon

Deux citoyennes ont mandaté un expert et estiment que certaines informations publiées par les autorités sont lacunaires, voire erronées.

La Ville a publié une «foire aux questions», où le spécifique côtoie le général.
La Ville a publié une «foire aux questions», où le spécifique côtoie le général.
Jean-Paul Guinnard

Au mois d’août, la Municipalité d’Yverdon publiait sur le site de la Ville une «foire aux questions» sur le thème de la 5G, dans le but de répondre aux inquiétudes de certains habitants. Deux citoyennes, Louisa Diaz – ancienne conseillère communale Verte – et Tamlin Schibler Ulmann, qui avait déjà récolté 513 signatures pour que la fibre optique soit privilégiée à cette technologie, estiment aujourd’hui que certaines de ces informations sont «lacunaires» et «erronées».

Pour arriver à ces conclusions, les deux femmes ont fait appel à l’ingénieur diplômé EPFL Olivier Bodenmann. «Les réponses sont lacunaires quand, par exemple, la Ville fait référence à l’OMS en parlant de l’échauffement, sans tenir compte des conséquences biologiques liées aux effets athermiques (ndlr: sans échauffement), alors même que Swisscom en fait mention dans un de ses brevets, en soulignant l’apparition de radicaux libres (des substances qui favorisent le vieillissement des cellules), de dommages à l’ADN et de risque de cancer, assurent-elles dans un communiqué. Les réponses sont erronées quand la Ville parle du «bain d’ondes» ou d’électrosmog. Ce dernier ne date pas d’il y a 25 ans, mais plutôt depuis l’introduction de la 3G en 2006.»

En outre, les deux femmes s’étonnent que le nom de l’expert mandaté par la Municipalité pour se faire épauler dans ses démarches ne soit jamais mentionné. Toujours selon elles, cela «remet clairement en question la plausibilité de son rapport».

Contacté, le municipal des Énergies défend corps et âme le texte rédigé par les autorités. «Je le soutiens à 100%, affirme Pierre Dessemontet. Il est en parfaite adéquation avec ce que la science sait de la 5G.»

Concernant l’expert mandaté par la Municipalité, l’élu socialiste refuse de dévoiler son identité. «Nous n’avons pas à nommer une personne qui a simplement rempli un mandat, insiste-t-il. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il s’agit d’un expert reconnu qui travaille pour le bureau privé Planair.» Il ajoute: «Puisqu’on parle de rumeurs, je peux vous assurer qu’il n’y a aucune antenne 5G sur le territoire communal. La plus proche est à une quinzaine de kilomètres. La Ville fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire respecter le moratoire, en cours dans le canton de Vaud, qui empêche la délivrance de permis de construire pour toute nouvelle antenne 5G.»

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