Combremont vit aussi en dehors du motocross

Connu essentiellement pour sa mythique piste ayant accueilli des manches du championnat du monde, 
Combremont-le-Petit vit aussi bien en dehors du motocross.

Connu essentiellement pour sa mythique piste ayant accueilli des manches du championnat du monde, Combremont-le-Petit vit aussi bien en dehors du motocross. Image: Philippe Maeder

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Pour les amoureux de motocross, le nom de Combremont-le-Petit est magique. Intégré désormais dans la commune fusionnée de Valbroye, le village a accueilli les stars mondiales de la spécialité entre 1967 et 1998, sur la piste mythique située à l’arrière du terrain de football, quand on arrive depuis le village des «frères» de Combremont-le-Grand.

Mais depuis Lucens aussi, le bruit des motos se fait régulièrement entendre, la piste du Moulin abritant les entraînements du club local. Si celle-ci a soufflé ses 50 bougies ce printemps lors des manches du championnat suisse, la localité d’environ 400 âmes vit aussi en dehors de l’effervescence liée aux courses.

«Quand ton village passe soudainement de 300 habitants à plus de 30 000, cela laisse des traces», décrit Marc Nicolet. Enfant du village, l’ancien double champion suisse a rangé sa moto il y a quel­ques saisons. A la tête d’une société de location de machines et d’un atelier mécanique avec son frère et ancien manager Greg et leur père, Victor, le pilote de 42 ans porte toujours un ancien maillot de cross. S’il a pris du recul avec le sport qui a fait connaître le village, il note que les manches suisses attirent toujours un dense public.

«Mais ce n’est pas la seule manifestation annuelle, s’empresse d’ajouter son papa. Que ce soit la jeunesse, le football-club, le théâtre ou le chœur mixte, toutes ces sociétés organisent régulièrement des fêtes. Et en été, la société des Mil et une Miches, qui s’occupe du four banal, organise la Fête qui chauffe au milieu du bourg.» Père et fils relèvent aussi que si banque et école ont fermé leurs portes, Combremont-le-Petit abrite encore une petite épicerie, une fromagerie, une galerie d’art, un café-restaurant, une coiffeuse, un peintre et un charpentier.

«Quand ton village passe soudainement de 300 habitants à plus de 30 000, forcément cela laisse des traces»

Justement, le petit magasin, renommé One Stop Shop est dirigé depuis le 1er juillet par Jean-François Würsten, qui l’a repris de son neveu, ancien tenancier pendant dix ans. «J’ai grandi à Combremont-le-Petit et je commençais à en avoir marre de mon travail dans les assurances, explique le commerçant. Je cherchais un nouveau défi pour mes dernières années avant la retraite, quand j’ai appris que mon neveu souhaitait remettre ce commerce.» Le papa de Jean-François ayant déjà exploité cette échoppe jusque dans les années 70, la boucle est ainsi bouclée. Et depuis sa prise de fonction, si les ouvertures en week-end sont parfois contraignantes, l’exploitant note que tout le village joue le jeu. «L’agence postale amène aussi un certain trafic et des clients viennent de tout le Plateau, comme de Combremont-le-Grand, de Champtauroz, Treytorrens ou Vuissens.»

De l’autre côté de la route cantonale, dont la traversée donne des sueurs froides aux mamans du village, si bien qu’une pétition a été lancée pour mieux la sécuriser, la laiterie-fromagerie a également connu des changements ces derniers mois. Croisée au bord de la route, Sofia Mendes, Moratoise de 22 ans, y travaille depuis trois semaines: «J’avais envie de bouger après mon apprentissage et le patron cherchait un nouvel employé. L’ambiance de travail à la campagne est sympa, mais je n’ai pas encore eu le temps de discuter avec les habitants.»

Venu de Bavière il y a douze ans, son patron se nomme Michael Hanke. Agé de 32 ans, le maître-fromager a repris le commerce début 2016 et s’est attelé à réaliser plusieurs modifications de l’outil de travail, de concert avec les producteurs de la société. Tous les jours, 6000 kg de lait sont transformés en gruyère, mais diverses autres spécialités sont développées comme des fromages de chèvre et de brebis. «Je me plais vraiment ici, même si je passe mon temps à faire en sorte que mon commerce tourne. Du coup, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour m’investir dans la vie de tous les jours, mais c’est un petit village qui bouge beaucoup.»

Créé: 28.10.2017, 15h03

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