Les cours d'appui aux apprentis font salles combles

Soutien scolaireLancées il y a dix ans dans le Nord vaudois, les aides proposées en marge de la formation professionnelle le sont désormais dans tout le canton. Avec succès.

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Le soutien scolaire, voilà un thème qu’on imagine volontiers – mais à tort – uniquement pour l’école obligatoire ou le gymnase. Car les apprentis n’échappent pas à la règle, eux qui suivent encore un à deux jours de cours par semaine, qu’ils travaillent derrière un bureau ou un établi.

Certaines branches posent encore souvent problème, économie et maths en tête. Raison pour laquelle les associations économiques ont mis en place des cours d’appui il y a une dizaine d’années.

«Ces associations ont pour mission de soutenir les entreprises et elles ont estimé qu’un apprenti qui doit refaire son année bloque de fait une place pour un plus jeune. Favoriser leur réussite est donc positif pour le tissu économique», souligne Carine Cavin, coordinatrice de la CODEV, la plate-forme qui regroupe les dix associations économiques vaudoises, comme l’ARCAM pour le district de Morges ou Lausanne Région par exemple. Car après avoir appliqué ce modèle chacune de son côté au fil des ans, les associations sont désormais toutes «alignées» depuis qu’Aigle Région a rejoint le mouvement lors de la rentrée scolaire.

La demande ne faiblit pas: les 800 places disponibles sont presque toutes occupées, avec un concept qui a fait ses preuves comme ce lundi soir à Morges, dans une salle du Centre d’enseignement professionnel où un petit groupe suit deux heures d’anglais après la journée de boulot.

Un mélange qui fonctionne

«Il y a une véritable discussion avec les jeunes pour trouver le meilleur endroit, soit près de leur place de travail ou de leur domicile. De plus, les répétiteurs sont aussi des étudiants, issus des hautes écoles, et ce mélange fonctionne très bien si l’on en croit nos études de satisfaction», assure Carine Cavin.

Ainsi, ils sont nombreux à suivre le programme sur plusieurs années, d’autant que les conditions sont imbattables, avec un coût horaire de 5 francs à la charge de l’apprenti. Les deux autres tiers des 700 000 francs nécessaires au budget sont couverts par les associations économiques, la Fondation pour la formation professionnelle et quelques sponsors locaux.

Hit-parade des besoins

Au hit-parade des besoins répartis sur 182 groupes de 4 à 5 élèves aux quatre coins du canton, l’économie (54 classes) et les maths (43) sont suivies par l’allemand (28), l’électrotechnique, le français et l’anglais. Alors qu’on pourrait l’imaginer pointer du doigt les carences de la scolarité obligatoire, le directeur de la Fédération vaudoise des entrepreneurs, Georges Zünd préfère se montrer optimiste.

«Dans un monde idéal, ces cours ne devraient pas exister car les bases devraient être maîtrisées. Mais la mesure répond à un besoin et c’est surtout le fait que les apprentis saisissent cette perche qui me réjouit. Cela montre aussi que durant ces quinze dernières années, la formation professionnelle a été le parent pauvre de la politique et nous sentons que la nouvelle conseillère d’Etat Cesla Amarelle est plus ouverte sur la question. Une réaction est indispensable car l’avenir de nos professions et de notre savoir-faire passe par des apprentis de qualité et bien formés.» (24 heures)

Créé: 24.10.2017, 10h30

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