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La cuisine pour créer du lien social

L’Association Farafina a rapproché dix familles migrantes et dix familles suisses. Samedi, elles proposeront des plats qui mixent leurs traditions.

L’expérience a réuni vingt familles, comme ici les Khudoiani-Begiashvili et les Benitez Varona.
L’expérience a réuni vingt familles, comme ici les Khudoiani-Begiashvili et les Benitez Varona.
CHANTAL DERVEY

Roman Khudoiani regarde les pois rouges qu’il destine à son lobiani mijoter tranquillement pendant que son épouse, Tatia Begiashvili, observe leur fils de 5 mois, Lucas, gazouiller dans un parc. Cette famille géorgienne, arrivée en Suisse au début de l’hiver 2017, prépare le repas traditionnel qu’elle destine à ses hôtes d’un jour, Christel et Alexis Benitez Varona. Le couple helvético-cubain, avec ses enfants, Enzo et Nael, est l’un des dix à avoir répondu à l’idée de l’Association Farafina: utiliser la cuisine des uns et des autres pour faire tomber les barrières de la peur de l’inconnu.

C’est Mireille Keita Gilgien, une Malienne installée à Baulmes depuis de nombreuses années, qui a lancé le projet «Bienvenue chez moi» avec l’association qu’elle a créée. «L’idée est simple. La famille suisse accueille chez elle des migrants qui lui préparent le dîner. Ils passent le reste de la journée ensemble pour faire connaissance, mangent un souper «suisse» et élaborent ensemble un repas qui mixe leurs deux traditions culinaires», explique-t-elle. Le résultat, ou plutôt les dix menus, il sera possible de le déguster samedi, dès 18 h, à la grande salle de Baulmes. Et outre des arômes géorgiens, ils exhaleront des senteurs afghanes, irakiennes, burundaises, congolaises, sri lankaises, syriennes, érythréennes et éthiopiennes.

En plus de proposer aux papilles des saveurs d’ailleurs, l’occasion sera belle d’aller à la rencontre d’autres traditions et de découvrir comment chacun a vécu cette expérience interculturelle. «En Suisse, nous avons trouvé une nouvelle vie après avoir fui la Géorgie pour des questions politiques. Se faire de nouveaux amis, surtout s’ils ont des enfants du même âge que Lucas, est une des principales raisons qui nous ont convaincus de participer à cette aventure», souligne Roman Khudoiani dans un anglais hésitant. Un souhait de base que les attentes des Benitez Varona pourraient bien combler. «J’ai fait confiance à Mireille pour trouver une famille avec qui on pourrait s’entendre, parce que nous aimerions bien que notre rencontre ne s’arrête pas à ce simple échange», conclut Christel.

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«Bienvenue chez moi»

Grande salle de Baulmes samedi 30 mars dès 18hwww.farafina.ch

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