Passer au contenu principal

La déclamation antique investit le Théâtre romain

Neuf classes de gymnases feront revivre samedi une tradition qui se pratiquait à Rome et en Grèce au début de notre ère: l’art oratoire.

Une huitantaine d'étudiants se prêteront à l'exercice de la déclamation antique, samedi au Théâtre romain d'Avenches.
Une huitantaine d'étudiants se prêteront à l'exercice de la déclamation antique, samedi au Théâtre romain d'Avenches.
OLIVIER ALLENSPACH - A

Le Théâtre romain d’Avenches n’aura peut-être jamais si bien porté son nom. Samedi après-midi, ses gradins verront défiler une nonantaine de gymnasiens vaudois et fribourgeois qui en découdront oralement – en français – à la manière de leurs antiques prédécesseurs romains et grecs des Ier et IIe siècles de notre ère. L’institution broyarde accueille son premier concours de déclamation antique, mis sur pied par l’Université de Lausanne.

A l’origine de cet exercice de rhétorique antique, il y a un programme de médiation scientifique et culturelle qui invite les chercheurs de l’UNIL à expliquer leurs activités au grand public. Maître assistant de latin, Julien Pingoud intervient dans cette optique avec la chercheuse Alessandra Rolle dans une dizaine de classes de collèges et gymnases vaudois. «Il en résulte un festival, organisé à la Grange de Dorigny en 2015, qui rencontre un certain succès», relève Danielle van Mal-Maeder, professeure de langue et littérature latine, instigatrice de la démarche. Encouragés à reconduire ce projet, les organisateurs sont contactés par le Musée romain d’Avenches.

Six ou sept étudiants de l’UNIL, qui ont fondé un club de rhétorique, sont intégrés à la démarche et interviennent dans neuf classes de collège et gymnase à Payerne, à Lausanne et à Fribourg. «Pas forcément des classes de latinistes, mais des classes dont les enseignants étaient intéressés à entraîner leurs élèves à l’argumentation», précise Danielle van Mal-Maeder. C’est une partie d’entre eux qui participeront au concours, tels des champions représentant leur classe. Un jury jaugera leur qualité argumentative, leur discours proprement dit et sa structure, mais aussi leur actio: gestuelle et acte oratoire en tant que tel visant à attirer l’attention du public.

En deuxième partie d’après-midi, la Compagnie STOA proposera un spectacle intitulé Le mur aux traces de mains ensanglantées. «Traduit et adapté d’une œuvre antique, il prendra la forme d’un ping-pong oratoire entre une belle-mère et son beau-fils», conclut la professeure.

Théâtre romain d’Avenches, samedi 13 mai (14 h). Entrée libre

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.