Deux experts cantonaux au chevet des vieux tracteurs du Jorat

VucherensLes collaborateurs du Service des automobiles se déplacent pour contrôler les véhicules agricoles. C’était le cas mardi matin dans la Broye.

Florian Ruch (à g.) écoute les consignes de Michel Liaudat. Son vieil Hürlimann passera l’expertise, comme huit autres tracteurs des membres de l’association Les Amis des vieux tracteurs du Jorat et environs.

Florian Ruch (à g.) écoute les consignes de Michel Liaudat. Son vieil Hürlimann passera l’expertise, comme huit autres tracteurs des membres de l’association Les Amis des vieux tracteurs du Jorat et environs. Image: ODILE MEYLAN

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«Attendez… Revenez en première position. C’est ça, un des deux feux ne s’allume pas.» À la remarque de Massimo Pitarelli, expert agricole auprès du Service des automobiles et de la navigation (SAN), Florian Ruch descend de son vieil Hürlimann, moteur en marche. Trois pas plus loin, il donne une petite tape sur le phare récalcitrant de son tracteur. «Il encaisse tellement de vibrations… Voilà il s’allume, c’est bon.»

La scène n’a pas lieu dans un des quatre centres du SAN, mais sous un hangar flambant neuf à Vucherens, aux confins de la Broye et du Jorat. Celui de l’association Les Amis des vieux tracteurs du Jorat et environs. Si les voitures se déplacent à Aigle, à Lausanne, à Nyon ou à Yverdon pour subir leur contrôle technique, l’inverse se produit pour les 16 000 véhicules agricoles immatriculés dans le canton. «On dispose d’une quarantaine de sites délocalisés. Ça permet d’éviter un peu de pollution et surtout de ne pas encombrer les routes avec des véhicules lents», explique Michel Liaudat, chef des experts agricoles.

«Nous observons les mêmes critères que pour les voitures, avec un peu plus de tolérance c’est vrai, vu que ces engins ne dépassent pas les 20 km/h»

Mardi à Vucherens, la donne était même un peu différente. «On a proposé à nos membres de regrouper les véhicules à expertiser», explique Jean-François Perroud, vice-président de l’association qui s’est constituée il y a tout juste deux mois.

Du coup, la matinée de travail des deux collaborateurs de l’État dépêchés sur place est un chouïa plus sympa, puisque ce sont bien neuf old-timers des champs qui attendaient leur batterie de tests. Du plus jeune – un Hürlimann T-6200 – au plus ancien – un Fordson Dexta fabriqué en Angleterre – aucun ne semble sorti du dernier labour. Et pour cause, puisqu’ils ont tous découvert la joie des sillons pour la première fois entre 1961 et 1978. De quoi rendre les examinateurs un peu plus indulgents à l’heure du contrôle quinquennal? «Nous observons les mêmes critères que pour les voitures, avec un peu plus de tolérance c’est vrai, vu que ces engins ne dépassent pas les 20 km/h. Pour les tracteurs modernes par contre, on est plus exigeant», explique Michel Liaudat.

Tous reçus

Mardi, les neuf vieilles bécanes ont été astreintes à la même série de tests. Un essai routier, bien sûr, mais aussi une inspection visant à vérifier qu’ils répondent bien aux critères de sécurité. «On s’assure par exemple que la carrosserie du pare-boue n’est pas rouillée et que les barrières de sécurité y soient solidement arrimées, vu que c’est ici que prennent place les passagers», reprend le chef des experts agricoles.

Les neuf tracteurs ont passé la rampe. «Ce n’est pas étonnant. Dans le monde agricole, on travaille toujours avec des pros, fiers de présenter quelque chose de bien», conclut Michel Liaudat. Les neuf tracteurs sont ainsi prêts à prendre part à de nouvelles manifestations. En attendant celle que l’association organisera à Vucherens, du 14 au 16 août 2020. (24 heures)

Créé: 10.04.2018, 19h40

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Paid Post

Le casual dating est-il fait pour vous?
L’idée d’une rencontre purement sexuelle sans aucun engagement peut paraître séduisante, mais une petite mise au point s’impose.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.