L’e-crush divise la taille des déchets par trois

InnovationA Orbe, un ex-banquier et un jeune ingénieur ont imaginé un compacteur d’ordures. Ils lancent leur opération de crowdfunding.

«L'e-crush est encore un prototype. Il lui manque encore la carrosserie. Ni les couleurs, ni les formes ne sont définitives», expliquent Jean-Christophe Jaques, à gauche, et Alexandre Traber, papas du système breveté.

«L'e-crush est encore un prototype. Il lui manque encore la carrosserie. Ni les couleurs, ni les formes ne sont définitives», expliquent Jean-Christophe Jaques, à gauche, et Alexandre Traber, papas du système breveté. Image: OLIVIER ALLENSPACH

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Alexandre Traber montre une image de trois cabas en plastique. «Voici ce à quoi ressemble une minidéchetterie dans la plupart des ménages. Ce que nous voulons, c’est révolutionner tout cela», affirme l’entrepreneur qui a fondé Waste Allocation Systems il y a un an. Très vite, il est rejoint par Jean-Christophe Jaques, ingénieur, avec qui il s’installe au Technopôle de l’environnement d’Orbe.

Deux leviers, une plaque et un petit container plus tard, les deux partenaires ont donné naissance à l’e-crush, une centrale de tri domestique fraîchement brevetée. «E comme écologie, économie et efficience et crush pour la symbolique de l’écrasement», explique Alexandre Traber.

Efforts récompensés

Pour écraser les déchets ménagers, il faut de la force. Par exemple, 250 kg sont nécessaires pour aplatir une boîte de conserve. Grâce à un système de doubles leviers, une personne de 60 kg s’appuyant sur les deux «bras» de l’appareil peut facilement exercer une force de 180 puis de 300 kg sur les ordures placées dans le container. Et les efforts sont récompensés. Après l’opération, le sac qui contenait 60 litres de déchets n’en contient plus que 17.

«Nous sommes partis du constat qu’il n’y a aucun système qui aide les gens à organiser le tri ou à réduire leurs déchets. Et la taxe au sac m’a un peu énervé», avoue Alexandre Traber. Durant deux mois, l’ancien banquier liste les différentes solutions avec le jeune ingénieur de 27 ans, en allant explorer toute la chaîne de recyclage. Ils apprennent par exemple que le PET doit obligatoirement être compressé de manière horizontale pour pouvoir être trié par couleur.

«Ces découvertes ont façonné notre réflexion. Maintenant, nous avons un stade très avancé de prototype, mais nous sommes encore loin du résultat définitif. C’est pour cela que nous lançons une opération de financement participatif», expose l’initiateur du projet. Le produit final sera composé des leviers, avec un bac et une plaque par type de déchet (alu, PET, déchets ménagers).

20'000 francs à réunir

Pour pouvoir le produire, les deux entrepreneurs estiment qu’il leur faut 20'000 francs, qu’ils comptent réunir grâce à leur campagne sur le site wemakeit.com. Imprimer un objet en 3D, un apéro avec les inventeurs ou encore un e-crush, les contreparties proposées sont variées. «Pour 150 fr., toute personne intéressée peut devenir testeur, afin que l’on puisse améliorer le produit. Et elle pourra acquérir l’e-crush pour 250 fr., alors que nous prévoyons de le vendre 400 fr.» Avis aux amateurs. (24 heures)

Créé: 10.06.2015, 19h38

L'e-crush en vidéo

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.