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L'Espace horloger prend un nouveau départ

Le musée combier dédié à l’horlogerie avait fermé en juin 2018 après un nouveau vol. Il rouvre, avec une sécurité et une exposition repensées.

Moins de montres exposées, plus de sécurité et un parcours recentré sur l'horlogerie de la vallée de Joux, l'Espace horloger vient de rouvrir après 18 mois de travaux et 1,5 million d'investissements.
Moins de montres exposées, plus de sécurité et un parcours recentré sur l'horlogerie de la vallée de Joux, l'Espace horloger vient de rouvrir après 18 mois de travaux et 1,5 million d'investissements.
FLORIAN CELLA

Il était moins une. Toutes les montres ne sont pas encore là. Il manque le dispositif numérique destiné aux visiteurs. Fermé après un retentissant vol de plusieurs montres en plein jour, l’unique musée public d’horlogerie du canton, l’Espace horloger du Sentier, avait annoncé sa réouverture plusieurs fois repoussée pour «l’automne 2019» et les JOJ 2020, notamment dans la perspective d’une exposition temporaire sur le chronométrage olympique et les montres sportives («Top Chrono», à voir jusqu’au 17 mai). Le musée a finalement rouvert ses portes ce jeudi.

Résultat? Une refonte complète des espaces d’exposition, notamment du point de vue sécuritaire. Les murs, les portes, les fenêtres et les vitrines ont notamment été renforcés, voire remplacés. De discrètes caméras et des dispositifs de détection sont planqués un peu partout. À l’étage, la salle de la collection permanente, entièrement revue, aligne notamment de beaux mais massifs blocs continus d’exposition en bois et en verre. «Les exigences des assureurs et des prêteurs, c’était que nous ayons le niveau de sécurité d’une entreprise horlogère. Un sacré défi pour nous qui voulons conserver un musée public et ouvert, sans fouilles des visiteurs à l’entrée...» résume le président du Conseil d’administration, Charles-Louis Rochat. «Il fallait faire le maximum au niveau sécuritaire sans toucher la qualité de la visite, c’était un équilibre à trouver», abonde la directrice, Marion Burkhardt. Le personnel a en sus été augmenté, formé et accompagné de nouvelles procédures.

Coût conséquent

En tout, 1,5 million de francs a été nécessaire pour la rénovation de la sécurité et de la didactique muséale. Un vingtième a été apporté par le Canton. Le reste étant surtout mis sur la table par les manufactures de la Vallée.

Des manufactures, dont une, Audemars Piguet, prépare l’ouverture de son propre musée, en face, au Brassus. Un petit bijou d’architecture qui entend immerger le visiteur dans l’horlogerie de la marque mais aussi dans l’horlogerie au sens large. Officiellement, personne ne parle de concurrence. «Le musée d’Audemars Piguet reste un musée de marque, réagit Marion Burkhardt. Nous ne nous adressons pas au même public. Au contraire, on pense qu’on pourra même mettre en place des synergies et toucher une partie de leur public.»

Montrer les montres

L’occasion tout de même d’opérer un recentrage de l’Espace horloger. Il revoit à la baisse le nombre de pièces exposées, «afin de vraiment mettre l’objet au centre», note la directrice et, s’il conserve une entrée en matière réussie avec sa collection d’horlogerie internationale et historique restaurée, il consacre désormais l’essentiel de son exposition permanente aux pièces de la Vallée. Des pièces uniques parfois, d’autres devenues iconiques, ainsi qu’une série de grandes complications et de pièces centenaires de l’école technique voisine, comme pour détailler la puissance des mécanismes issus de la région.

«Nous avons voulu mettre en avant plusieurs horlogers célèbres via des portraits, puis mettre en scène ce qui fait la réputation de la Vallée sans rien omettre, comme les crises ou l’évolution des productions, complète Marion Burkhardt. Nous insistons pour gagner en souplesse et changer souvent de pièces: il nous faut de nouveau attirer un public régional, des fidèles, puis aller au-delà.»

Un nouveau site, une communication accrue sur les réseaux sociaux mais surtout plus d’effort dans la médiation culturelle doivent permettre à l’institution combière de revenir à ses 6500 entrées annuelles en moyenne, voire de les dépasser, espère-t-elle.

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