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Et si la Ferme des Cygnes avait créé du lien social

La coopérative Maison d’Ici présente le projet dont elle rêvait pour cette demeure classée, que la Ville a souhaité vendre.

La Ferme des Cygnes était propriété de la Ville qui vient d'obtenir l'autorisation du Conseil communal de la vendre.
La Ferme des Cygnes était propriété de la Ville qui vient d'obtenir l'autorisation du Conseil communal de la vendre.
JEAN-PAUL GUINNARD - A

Certains l’auraient considéré comme un échec. La Maison d’Ici le met au contraire en avant. L’automne dernier, la coopérative d’habitation créée à Yverdon en 2016 a soumissionné pour la première fois. C’était pour le rachat de la Ferme des Cygnes, vieux bâtiment classé que la Ville d’Yverdon veut vendre. Son offre n’a pas été retenue, pour des motifs financiers. «Elle ne se concrétise pas par une réalisation, mais notre réponse à l’appel d’offres a été jugée recevable. Et en soi c’est une victoire car cela signifie que nous sommes crédibles», soulignent Régis Kottelat et Clément Crevoisier, membres du comité de Maison d’Ici.

Passe d’armes acharnée

Leur projet, ils en sont fiers et le présenteront mardi lors de la partie publique de leur assemblée générale. Son existence a toutefois déjà été éventée, via les débats du Conseil communal où cette belle mais vétuste demeure a été au cœur d’une passe d’armes acharnée gauche-droite.

Répondant à la municipale Gloria Capt qui affirmait qu’aucune coopérative ne s’était intéressée à cette propriété, le socialiste Julien Wicki affirmait qu’au contraire la Maison d’Ici l’avait fait et qu’elle allait présenter bientôt publiquement son projet, le Signe des temps, «qui fait la part belle aux collaborations avec les institutions et les associations locales». «Nous sommes en effet entrés en contact avec des représentants du Conservatoire de musique du Nord vaudois, situé juste de l’autre côté de la rue, et de la Société de développement du quartier des Cygnes avec qui nous avons imaginé des possibilités d’utilisation de certains locaux, répondant ainsi à des besoins socioculturels», précise Clément Crevoisier.

Susciter le débat architectural

Mais la coopérative n’a pas pour seul but de créer des logements. Elle veut aussi susciter le débat architectural. Raison pour laquelle elle a convié Nicolas Bassand afin d’animer la partie récréative de l’assemblée. Chargé de cours à la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève (HEPIA), il donnera une conférence sur les apports de différentes coopératives pour leur quartier et leur ville. Il étaiera son propos avec des exemples parlants de cette interaction entre coopérative et environnement socio-urbain en Suisse.

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