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La friche Agip attend (enfin) de nouveaux immeubles

Abandonnée depuis plus de vingt ans, la friche de Clendy est visée par un nouveau projet immobilier.

La station essence, avant sa destruction en 2015, avait déjà fait couler beaucoup d'encre et fait soupirer la Ville. Un nouveau promoteur envisage maintenant deux immeubles résidentiel dans ce secteur sensible d'Yverdon.
La station essence, avant sa destruction en 2015, avait déjà fait couler beaucoup d'encre et fait soupirer la Ville. Un nouveau promoteur envisage maintenant deux immeubles résidentiel dans ce secteur sensible d'Yverdon.
Olivier Allenspach/A

Ce trou béant en plein Yverdon finissait presque par faire partie du paysage. Mais non. Un nouveau projet de bâtiments d’habitation est actuellement à l’enquête sur les quelque 2000 m2 laissés par l’ancienne station-service Agip de Clendy, inactive depuis des décennies et finalement rasée en 2015 sur insistance de la Ville.

«Il y avait des verres brisés, des gens qui se retrouvaient à l’intérieur, ça n’allait simplement plus», rappelle la municipale Gloria Capt, chargée de l’Urbanisme.

Tous les projets de reconstruction sont toutefois tombés à l’eau, laissant au final un sol de graviers et d’herbes folles. La Ville indique avoir même un temps envisagé d’acheter la parcelle en question afin de motiver le propriétaire, alors Eni Suisse SA, à valoriser cette parcelle idéalement située en plein quartier résidentiel.

Cette fois, c’est le nouveau propriétaire, la société fribourgeoise Promo Holding SA, qui prévoit la construction de deux immeubles, soit en tout 20 logements avec 18 places de stationnement. Un projet qui s’insère dans le plan de quartier en vigueur depuis 2010, justement en raison d’un projet sur ladite parcelle qui avait été jugé disproportionné et mal intégré dans ce secteur historique de la ville, l’ancien faubourg de Clendy, où Pestalozzi s’était un temps installé.

L’affaire était montée jusqu’au Tribunal cantonal, laissant le temps à la Ville de décider les grandes lignes de l’avenir de ce quartier en cas de densification de cette alignée de petites résidences espacées. L’idée était alors de n’autoriser que des bâtiments en forme de L afin d’harmoniser le front du bâti et de réfléchir à une transition urbanistique dans la petite ceinture yverdonnoise. À voir si le nouveau projet destiné à faire oublier l’ancienne station-service s’attire moins d’oppositions que lors de sa première tentative.

«En l’état, ce n’est pas loin d’une verrue dans un secteur sur lequel nous avons beaucoup avancé, espérons que ce projet soit bien», glisse Gloria Capt. Entre-temps, cette friche était devenue l’un des exemples de thésaurisation de parcelles de valeur constructible par leur propriétaire, au grand dam parfois des élus locaux et des députés qui tricotaient la loi sur l’aménagement du territoire. Une loi qui a finalement retenu des délais de douze ans et des mesures incitatives en cas d’impératifs publics.

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