Double homicide par arme à feu à Payerne

Fait diversDes témoins ont signalé des coups de feu à la police mercredi soir dans un immeuble près de la gare. Le suspect a été interpellé.

Une patrouille de police restait encore ce jeudi matin pour surveiller l'entrée de l'immeuble où s'est produit le drame.

Une patrouille de police restait encore ce jeudi matin pour surveiller l'entrée de l'immeuble où s'est produit le drame. Image: DR

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Stupeur mercredi en fin d’après-midi en ville de Payerne. Vers 18h30, plusieurs coups de feu ont été tirés dans un immeuble situé en face de la Gare CFF. «Il y avait des douilles partout dans la cage d’escalier», racontait une des voisines, encore choquée.

Selon un autre témoin de la scène, qui était présent sur le quai de gare en face, une femme «pleurait» sur le balcon lorsque la première patrouille de police est arrivée. Deux policiers armés se sont précipités dans le bâtiment. Les hommes du DARD de la Police découvert deux corps, un jeune homme et une femme. Des douilles jonchaient le couloir. Peu de temps après, de nombreuses voitures de police ont convergé vers le bâtiment. Le secteur a été bouclé. La gare CFF a été fermée et le trafic ferroviaire interrompu entre 19h et 20h15. L'auteur présumé avait déjà quitté les lieux.

Il s'agirait d'un drame familial selon les premiers éléments de l'enquête. Drame de jalousie? Selon des témoignages recueillis mercredi soir sur place, il pourrait s'agir d'un ex-mari jaloux qui aurait ouvert le feu sur les deux victimes.

Des patrouilles de police lourdement armées ont contrôlé tous les véhicules aux sorties routières de la ville, confirmant la recherche du suspect âgé de 49 ans qui s'était enfui. Rien qu’au carrefour de Vers-chez-Perrin, pas moins de six gendarmes lourdement armés vérifiaient tous les véhicules.

Dans la nuit, après l'intervention du groupe de négociation, l'homme suspect s'est rendu au poste de gendarmerie de Payerne. Il a été interpellé sans résistance. Une enquête a été ouverte.

Les pompiers présents

À noter que vers 21 h, un camion de pompiers est arrivé avec une nacelle afin de faire descendre une personne s’étant réfugiée sur le toit.

Vers 23h, plusieurs patrouilles de police restaient présentes en ville et le quartier de la gare était toujours bouclé.

Peu de voisins étaient en mesure de donner des informations sur les occupants de l’immeuble, mercredi soir: «Dans cette maison, les locataires changent souvent. On ne les connaît pas, dit un commerçant de la rue. La maison a un peu disparu des radars.» Selon un témoin cité par «20 minutes», les protagmistes se seraient déjà fait remarquer par le passé. «Nous avions déjà entendu des cris et des bagarres à de nombreuses reprises. Je ne suis pas vraiment surpris», a indiqué un voisin.

«On peut travailler tranquillement? » lançait jeudi matin un assureur dont le bureau est situé au rez-de-chaussée de l’appartement de la rue de la gare où un double homicide s’est produit mercredi en fin de journée à Payerne. Postés devant l’entrée, deux gendarmes lui répondent en opinant du chef...

Au lendemain de cette histoire, le calme était revenu dans la rue concernée, comme dans toute la ville. C’est que la police a levé son important dispositif dans la nuit. Seule la maison reste surveillée, car certains locataires n’ont pas encore retrouvé leurs appartements.

C’est le cas d’un jeune homme, voisin direct de l’entrée où le drame s’est joué. « Je n’étais pas là, quand c’est arrivé, mais j’ai dû donner mes clés à la police pour vérifier si le tueur ne s’était pas caché chez moi. Ils devaient ensuite les déposer dans ma boîte à lettres, mais je ne les retrouve pas alors que je dois prendre des affaires pour aller travailler. » L’homme confirme que sa voisine décédée venait d’emménager dans l’immeuble. « Depuis un bon mois », précise-t-il confirmant au passage que son arrivée n’allait pas sans un certain vacarme lors de soirées.

Créé: 26.04.2018, 08h38

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