Avec le Gripen, Ueli Maurer promet cent emplois à Payerne

ArméeDans un entretien à paraître demain dans 24 heures, Ueli Maurer répond aux détracteurs du Gripen et parle de l’importance de l’achat de l’avion pour la Suisse romande

Image: JEAN-PAUL GUINNARD

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Le ministre UDC de la défense Ueli Maurer a reçu 24 heures pour évoquer la votation du 18 mai sur l’achat de 22 avions de combat Gripen. Le Zurichois répond aux élus du camp bourgeois - dont l’influent président de la commission de sécurité du National, Thomas Hurter - qui souhaiteraient acheter des jets au coup par coup en cas de non au Gripen.

«C’est une vision fantaisiste de M. Hurter. Le plan B qu’il évoque n’existe pas et on n’en a pas besoin. Avec tout le respect que je porte à la démocratie directe, la vraie question posée aux citoyens ne porte pas sur le modèle d'avion. C'est une votation de fond pour ou contre l'armée. Si Thomas Hurter ne croit plus au Gripen, c'est un problème de crédibilité pour lui. Il a changé d'avis très souvent par rapport à l'avion.»

Pour Ueli Maurer, l’armée est un tout qui perdrait son sens sans forces aériennes crédibles. «Il faut bien réfléchir au signal que la Suisse donnerait au monde si elle renonçait à des forces aériennes. Elle dirait alors qu’elle n’accorde plus de valeur à la sécurité. Ce serait un signal dévastateur!».

Une police aérienne 24h sur 24

Mais n’a-t-elle pas déjà donné un signal dévastateur quand les forces aériennes suisses n’ont pas pu intervenir lors du détournement d’un avion sur Genève? «Le signal était en effet dévastateur, mais parce que les politiques ont refusé d’investir dans ce domaine! L’armée n’a pas voulu cette situation que nous allons d’ailleurs corriger, pour autant que nous obtenions le Gripen.»

Le cas échéant, la mise en place d’une police aérienne 24h sur 24 engendrerait la création de plus de cent emplois sur la base aérienne de Payerne, promet Ueli Maurer. «Et nous voulons encore faire des efforts, mais c'est trop tôt pour dire dans quelle mesure. J'adorerais pouvoir promettre encore une centaine de postes supplémentaires à la Suisse romande. Mais comme les contrats ne sont pas signés, je dois faire preuve de retenue.»

Retrouvez l'intégralité de l'entretien avec Ueli Maurer dans notre journal de lundi.

Créé: 06.04.2014, 18h04

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