Après un «gros malentendu», Greenlina pourra rester

AvenchesLe four développé par la société pour recycler du plastique en le chauffant devra être mis hors service d’ici à fin février.

Prévue comme machine de démonstration, cette installation de pyrolyse devra être mise hors service pour que Greenlina puisse poursuivre ses activités dans la zone industrielle d'Avenches.

Prévue comme machine de démonstration, cette installation de pyrolyse devra être mise hors service pour que Greenlina puisse poursuivre ses activités dans la zone industrielle d'Avenches. Image: DR

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Aucune sanction pour Greenlina, pour autant que le pyrolyseur de démonstration soit mis hors service pour la fin du mois de février. Telle est la décision récemment transmise à la jeune entreprise avenchoise par la Direction générale de l’environnement (DGE) du canton de Vaud, après une visite dans les locaux organisée le 15 janvier.

«Ils nous ont rappelé que, pour exploiter une installation de pyrolyse telle que la nôtre, une autorisation est nécessaire. Mais tout cela est un gros malentendu. Nous ne sommes pas exploitants et notre machine n’est pas construite dans le but de fonctionner, mais présente ce que nous voulons développer. Elle ne fonctionne donc jamais et sera mise hors service», détaille Jean-Christophe Song, directeur de l’entreprise. Pour rappel, sa société avait gagné un prix d’innovation broyard en décembre, mais s’était alors retrouvée dans le viseur de la DGE.

«La DGE et la Commune ont constaté qu’une installation de pyrolyse des plastiques avait été montée et mise en service pour des tests, sans les autorisations communales et cantonales requises, informe Denis Rychner, chargé de communication de la DGE. Toutefois, l’entreprise a précisé qu’elle n’avait pas la volonté d’utiliser cette installation pour de la production ou même comme pilote, mais uniquement comme modèle d’exposition, ce qui rend la situation conforme à l’affectation de la zone», poursuit-il. L’entreprise a aussi été informée qu’avant tout nouveau développement une demande de permis de construire devait être déposée à la Commune. Pour rappel, la société est implantée dans les anciens locaux de l’usine Prébéton, classés en zone industrielle.

Transformé en diesel

Greenlina pourra donc construire ses petites installations de pyrolyse dans ces imposantes halles désaffectées. Et cela tombe plutôt bien, car la demande est forte en matière d’élimination du plastique. L’idée est de chauffer ce plastique sans apport d’oxygène pour éviter qu’il ne brûle, puis de refroidir l’huile obtenue, qui peut devenir du diesel après raffinage. Bénéficiant du label Swiss made, les structures développées par Greenlina pourront être mobiles.

«Nous avons déjà deux commandes fermes de Chine et des Pays-Bas, et des contacts sont bien avancés pour une première vente en Suisse», reprend Jean-Christophe Song. Si son installation chauffée à l’aide de brûleurs sera mise hors service, Greenlina développe désormais aussi une machine de démonstration miniature qui ne provoquera aucune émission, puisque la chaudière sera montée en température par induction.

Créé: 31.01.2020, 20h20

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