Le groupe Philippe Guignard se sépare du célèbre pâtissier

EconomieL’artisan, ancien président du Lausanne-Sport, n’a plus rien à voir avec Le Citadin à Lausanne ou la pâtisserie et restaurant d’Orbe.

A l’époque, Philippe Guignard agrandissait encore ce qui allait devenir un petit empire, dont la faillite a été finalement prononcée en octobre dernier.

A l’époque, Philippe Guignard agrandissait encore ce qui allait devenir un petit empire, dont la faillite a été finalement prononcée en octobre dernier. Image: Olivier Allenspach

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La rumeur qui circulait dans les rues d’Orbe depuis plusieurs jours n’en est plus une. Les responsables du Groupe Philippe Guignard SA l’ont confirmée: l’artisan n’a plus rien à faire avec la pâtisserie et le restaurant qu’il a créés à Orbe à la fin des années 1980 ni avec le Restaurant Le Citadin, installé à la rue Centrale 2 à Lausanne depuis 2008. Le pâtissier ainsi que son épouse et un cuisinier qui épaulait le couple depuis une vingtaine d’années ont été licenciés fin 2014.

«Nous avons malheureusement dû nous résoudre à prendre cette décision contre notre volonté. Et nous ne souhaitons pas, en l’état, en dire davantage», relève Daniel Posse, confirmant une information parue dans L’Agefi. Il est l’un des quatre investisseurs qui ont fondé le Groupe Philippe Guignard SA le 1er juin dernier dans le but de sauver la cinquantaine d’emplois d’une société en proie à d’importantes difficultés depuis de longues années. Philippe Guignard était injoignable aujourd'hui. A l’époque, il se réjouissait de la nouvelle: «Quand je l’ai apprise, j’ai levé les bras au ciel. Je vais pouvoir me reconcentrer sur ce que je sais faire, en cuisine», relevait-il.

«Nous sommes sereins»

La nouvelle SA s’affaire présentement à réorganiser l’entreprise. Une opération qui ne va pas de soi, s’agissant d’une société qui compte une cinquantaine de salariés. Actuellement, ses responsables s’activent pour rencontrer des personnes susceptibles de devenir des cadres du groupe et pouvoir ainsi quitter l’opérationnel. «Aujourd’hui, la situation financière est saine et nous sommes autofinancés», reprend le président du groupe, Philippe Addor. «Nous sommes sereins pour la suite, souligne pour sa part Daniel Posse.

Notre volonté première est de conserver les emplois et de développer la créativité, tout en continuant d’assurer la qualité des produits proposés tant sur le site de production d’Orbe que du côté de Lausanne.» Le Groupe Philippe Guignard SA affirme en revanche ne pas être concerné par le projet que le confiseur avait depuis plusieurs années à l’entrée d’Orbe et qui devait résoudre les soucis d’exiguïté auxquels il était confronté au centre-ville.

De Lausanne à la Vallée

A l’époque, Philippe Guignard agrandissait encore ce qui allait devenir un petit empire, dont la faillite a été finalement prononcée en octobre dernier. De son restaurant-boulangerie d’Orbe (qui offre également un service traiteur), son activité s’est développée allant jusqu’à compter plus de 130?collaborateurs.

Ils se répartissaient entre Orbe et Lausanne, donc, mais aussi du côté de la vallée de Joux et du Nord vaudois où Philippe Guignard participait au restaurant de l’Hôtel des Horlogers du Brassus et exploitait le chalet d’alpage La Bréguette (à Vaulion) et l’Hôtel-Restaurant La Prairie à Yverdon. Manifestement, l’ancien président du Lausanne-Sport avait eu les yeux plus gros que le ventre. Entre le printemps 2012 et avril 2014, il quittait successivement ces trois derniers établissements, recentrant ses activités sur Orbe et Lausanne.

Créé: 19.01.2015, 20h53

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