Un historien décortique l’origine des noms de lieux

Broye fribourgeoiseL’histoire régionale se lit aux travers des noms de ses villages constate l’historien Alain Chardonnens.

Si la plage de Portalban est très prisée à la belle saison, peu de monde sait que le village doit son nom au mot franco-provençal Pouraban.

Si la plage de Portalban est très prisée à la belle saison, peu de monde sait que le village doit son nom au mot franco-provençal Pouraban. Image: DR

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Saviez-vous que Chandon est le seul nom de village de la Broye fribourgeoise d’origine celte? Et que les localités de Gletterens, Mannens, Morens ou Vuissens, comme nombre de noms se terminant en -ens, ont des toponymes germaniques de la période burgonde? Ou que plusieurs villages doivent leur nom à un fundus (domaine) latin depuis la domination romaine? Si ce n’est pas le cas, le nouveau livre de l’historien de Domdidier Alain Chardonnens est fait pour vous. Sur 118 pages, le prolifique enseignant à l’École de culture générale de Fribourg propose de découvrir les toponymes et sobriquets des villages de la Broye fribourgeoise.

«Située sur le plateau au bord et aux abords des rives méridionales du lac de Neuchâtel, la Broye est un lieu de passage fréquenté depuis des millénaires entre le nord et le sud de l’Europe. Les premiers villages remontent au néolithique», précise l’auteur, qui a commencé à s’intéresser aux toponymes régionaux alors qu’il était correspondant pour un journal local. Compiler les origines de ces noms de villages lui a pris plus de vingt ans. «Trois civilisations (celte, gallo-romaine et germanique) vont façonner la région, chacune à leur tour, durant une dizaine de siècles environ», constate-t-il.

S’il ne reste qu’un nom de village des Celtes, leur influence se voit encore dans les noms de rivières. Latins (du Ier siècle avant notre ère au Ve) et Burgondes (400-600) laisseront aussi leurs traces, mais Alain Chardonnens a surtout observé le déclin du patois (600-1800) au profit du français durant son étude.

Alors que la Confédération a reconnu le franco-provençal comme langue minoritaire pour ralentir son déclin, peu de personnes pourraient situer sur une carte Tsâblyou (Châbles), Kudyi (Cugy) ou Pouraban (Portalban).

Créé: 26.08.2019, 21h56

Le livre



«Toponymes et sobriquets des villages de la Broye fribourgeoise», par Alain Chardonnens.

118 pages pour 19 francs
sur www.amazon.fr

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