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L’Hôpital de la Broye veut améliorer sa situation

Malgré des recettes en hausse, l’HIB a bouclé ses comptes dans le rouge pour la seconde année.

Laurent Exquis, directeur de l'HIB, et Charly Haenni, président du Conseil d'établissement, ont dressé le bilan 2017 de l'hôpital.
Laurent Exquis, directeur de l'HIB, et Charly Haenni, président du Conseil d'établissement, ont dressé le bilan 2017 de l'hôpital.
Sébastien Galliker

Un catalogue de 28 projets pour assurer la pérennité de l’Hôpital intercantonal de la Broye (HIB). À l’heure de tirer le bilan de l’année 2017 avec la présentation du rapport de gestion et des comptes, Charly Haenni, président du Conseil d’établissement, et Laurent Exquis, directeur, ont présenté une série de mesures qui doivent permettre au HIB d’améliorer sa situation. «On peut les résumer en trois axes principaux, soit avancer dans le projet d’agrandissement et de transformation du site de Payerne, lutter contre le vieillissement de la population, notamment grâce au projet de réseau de santé de la Broye, ainsi qu’améliorer le confort de travail des collaborateurs et la qualité de prise en charge des patients», commente le directeur.

Au niveau des chiffres, le rapport de gestion montre pourtant que l’activité de l’hôpital est stable ou en hausse dans certains secteurs. Le HIB a ainsi enregistré 42'267 journées d’hospitalisation (–348) et 2990 interventions ont été réalisées au bloc opératoire (+137). Durant l’année, 5200 patients sont sortis des soins aigus à Payerne (+167) et 686 de la réadaptation à Estavayer-le-Lac (-5). Si les services de maternité (+7%), de SMUR (+12%), de physiothérapie (+4%) ou d’ergothérapie (+3%) sont aussi en hausse, la durée moyenne des séjours est à la baisse, à 5,5 jours à Payerne et à 20,2 du côté d’Estavayer. De quoi enregistrer des recettes en hausse de 1,7 million de francs, mais, dans le même temps, les charges ont augmenté de 3,3 millions. Sur des charges de 95 millions, l’année boucle sur un déficit de 955'000 francs.

«Cela s’inscrit dans une tendance compliquée pour tous les hôpitaux publics»

«Cela représente 1% des charges et cela s’inscrit dans une tendance compliquée pour tous les hôpitaux publics. La situation est tendue mais gérée», détaille Laurent Exquis. Ainsi, alors que la CCT Santé vaudoise a été adoptée courant 2017, entraînant des coûts supplémentaires pour le HIB, divers processus d’économie ont été lancés. L’établissement souhaite également renforcer son taux de captation auprès des Broyards, avec plusieurs opérations de charme. «On fait de la com», précise Charly Haenni, citant des rencontres auprès de municipalités, ainsi qu’un tour de tous les médecins implantés dans la région. Le budget 2018 laisse déjà entrevoir une amélioration de la situation.

Tant mieux car l’hôpital aura besoin d’argent frais pour financer son projet d’extension à 50 millions, qui fait l’objet d’un mandat d’études parallèles lancé en mai dernier. «Sur dix dossiers de candidature, nous en avons retenu cinq pour le second tour de la procédure», a conclu Charly Haenni.

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