Après l’incendie, des habitants ne peuvent pas encore rentrer chez eux

PayerneSelon les experts, la sécurité n’est pas encore assurée dans des secteurs contigus au sinistre.

Le bâtiment a été fortement endommagé par le feu.

Le bâtiment a été fortement endommagé par le feu. Image: POLICE CANTONALE - DR

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«Je n’ai pas encore pu retourner à l’intérieur du bâtiment, j’ai juste pu voir que le rez-de-chaussée était transformé en lac d’eau noire...» Une trentaine d’heures après le sinistre qui a ravagé un immeuble historique du centre de Payerne («24 heures» de lundi), le gérant de la Croix-Blanche, l’hôtel qui s’y trouve, ne sait rien de ce qui a bien pu se passer dimanche à 3h du matin. Ni ce qu’il reste de cet établissement de 12 chambres.

Le sinistre a nécessité l’évacuation d’une cinquantaine de personnes. Soit les huit occupants de l’hôtel et des habitants des immeubles voisins. Quatorze d’entre eux ont été relogés dans l’abri PC de Corcelles-près-Payerne. «Moi, j’ai pu aller chez un ami aux Vernes où j’ai également passé la nuit de dimanche à lundi. J’espérais pouvoir rentrer chez moi aujourd’hui (ndlr: lundi), mais je devrai finalement attendre jusqu’à mardi ou mercredi. Apparemment, la sécurité n’est pas encore assurée. C’est ce que m’ont dit les spécialistes. Sur place, j’ai vu que mes vitres n’avaient pas explosé. Il ne doit pas y avoir eu de feu chez moi, mais sûrement des dégâts d’eau», raconte Jean-Claude Bossy.

Pas eu le temps de réfléchir

Le Payernois habite dans un immeuble dont le toit est contigu à celui de l’hôtel. Il était réveillé au moment où les pompiers sont venus frapper à sa porte. «J’avais entendu du bruit, je me suis levé et j’ai compris que quelque chose ne jouait pas. On m’a dit que le plafond pouvait s’écrouler, qu’il fallait sortir tout de suite. Je n’ai pas eu le temps de réfléchir, juste celui de prendre une veste et mon porte-monnaie.»

Le bruit dont il parle a également réveillé Carole Marmy. «J’ai cru qu’on démontait quelque chose en pleine nuit. Mes fenêtres donnent sur l’arrière de l’hôtel… L’incendie a pris une très grande ampleur, très vite», relève-t-elle. Elle occupe un appartement du bâtiment au rez duquel se trouve la boulangerie-pâtisserie Aux 1000 Feuilles. Si le magasin n’a pas souffert, il a dû rester fermer dimanche, alors que les boulangers étaient déjà au travail quand le sinistre a éclaté. «Les vitres de certains appartements de l’immeuble sont noircis par la suie et une odeur de fumée se fait encore sentir», constate la fille de la propriétaire. «L’odeur est assez forte chez moi, mais c'est supportable. Et on vient de remettre l’eau», reprend Carole Marmy.

La tempête Ciara

Alors qu’il est encore beaucoup trop tôt pour connaître les causes du sinistre – la police se contente de dire que l’enquête est en cours-, seules les personnes qui logeaient dans le bâtiment de la Croix-Blanche n’avaient pas pu regagner leur habitation lundi soir, selon nos sources.

Quant aux travaux de sécurisation et «remise en état», ils ont pris une tournure particulière, dans le contexte de la tempête Ciara. «La priorité des équipes qui se sont attachées à l’assainissement des lieux a été de couper et déblayer tout ce qui était susceptible de s’envoler», explique Julien Mora, municipal des Bâtiments.

Créé: 10.02.2020, 20h49

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