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L’Institut équestre renaît de ses cendres

Un an après l’incendie qui a ravagé le site, toute la partie sud de la ferme des Longs-Prés est réhabilitée.

Au-dessus des 32 boxes reconstruits, un magnifique espace destiné à stocker paille et foin.
Au-dessus des 32 boxes reconstruits, un magnifique espace destiné à stocker paille et foin.
IENA - DR

Dans la nuit du 14 au 15 juillet 2017, deux incendies criminels étaient boutés intentionnellement sur le site de l’Institut équestre national d’Avenches (IENA). Ils ravageaient la partie sud de la ferme des Longs-Prés, soit l’habitation et 32 boxes d’une part, et la poneyterie, située à 200 mètres de là, d’autre part. Au total, douze chevaux et quatorze des seize gotland russ de l’école de poneys périssaient dans les flammes. Quatorze mois plus tard, la vie a repris ses droits et les stigmates du désastre sont désormais rares.

«Grâce au soutien et à l’engagement extraordinaire des entreprises locales, la reconstruction a pu débuter très vite», s’est réjoui mercredi Jean-Pierre Kratzer, président de l’IENA. Menée tambour battant, la première moitié du chantier vient de s’achever. Les habitants ont repris cet été possession de leur appartement et les boxes sont prêts. «Nous avons rebâti à l’identique cette ferme des années 20, tout en y apportant les mesures de sécurité modernes», poursuit le président. Le coût des travaux se monte à 2,2 millions, financé en grande partie par les assurances.

Celles-ci participeront aussi – mais dans une moindre mesure – à la reconstruction de la poneyterie, budgétée également à 2,2 millions. Sa résurrection passera par un «changement d’adresse», puisqu’elle ne restera pas sur les rives de l’Arbogne. Si les travaux, qui débutent dans une semaine, respectent les délais, elle prendra place au printemps prochain dans la partie nord de la ferme.

«Nous avons jugé intéressant de transformer cet espace, souligne Jean-Pierre Kratzer. Jusque dans les années 60, il abritait une importante étable à vaches.» Bientôt, il accueillera donc les locaux et les boxes de l’École de poneys, qui compte une cinquantaine d’élèves. Touchés par le malheur qui a frappé l’institution, les gens ont offert pour 140 000 francs de dons. Une manne qui sert au rachat de poneys, de casaques, de sulkies et de matériel d’enseignement. Au-dessus des boxes, l’immense espace des soliveaux sera aussi réaménagé. On y trouvera une salle de conférences d’une capacité de 250 places. L’IENA envisage aussi d’y disposer des pièces retraçant l’histoire équestre romande, notamment de l’hippodrome d’Yverdon.

Un campus en 2019

Parallèlement à ce renouveau, l’IENA est sur le point d’étendre les possibilités offertes aux cavaliers. Pour ses 20 ans, qu’il fêtera l’année prochaine, le site devrait en effet disposer d’un «Campus équestre». Attention, l’idée n’est pas de créer un lieu où écuyers et cavaliers vivent 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 avec les chevaux. «Il s’agit de mettre en place un centre de compétences destiné aux enfants et adultes qui pratiquent l’équitation de loisirs», note Jean-Pierre Kratzer. Aujourd’hui, le comportement de l’homme vis-à-vis du cheval est souvent remis en cause, critiqué. «Notre objectif est donc de développer par la sensibilisation et l’éducation une culture équestre basée sur le respect du bien-être et des besoins naturels de l’animal.»

L’IENA dispose des infrastructures nécessaires pour accueillir cours théoriques et ateliers pratiques de ce projet, actuellement en phase d’élaboration. Le campus pourrait toutefois commencer ses activités d’ici à six mois. Il devrait générer la création de quatre postes de travail, dont un community manager et un responsable pour l’entretien et les infrastructures.

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