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Les Jeunesses campagnardes se préparent à brûler les planches

Samedi, ils ont été une quinzaine à affronter un casting pour jouer une pièce commémorative du centenaire de la fédération.

En vue du spectacle commémoratif du centenaire de la FVJC, une quinzaine de membres des jeunesses ont affronté le jury, dans le cadre d'un casting, samedi.
En vue du spectacle commémoratif du centenaire de la FVJC, une quinzaine de membres des jeunesses ont affronté le jury, dans le cadre d'un casting, samedi.
CHRISTAN BRUN

Avec ses bras tatoués et noueux, on imaginerait bien Basile Ligron défendre les couleurs de son village de Sarzens à la lutte ou au football. De son côté, Hannelore Leemann, d’Essertes, avoue s’essayer souvent au concours de ski, au tir ou au cross. Pourtant, en ce samedi, tous deux déclament des vers de Feydeau… À la clé, comme pour une quinzaine de jeunes membres de la Fédération vaudoise des Jeunesses campagnardes (FVJC) réunis ce matin dans le bien nommé Café du Centenaire de Montblesson, à Lausanne, un rôle dans une troupe théâtrale unique.

Sous les regards de Mélanie Thuillard, directrice artistique, d’Olivier Bolomey et de Cédric Bolay, tous deux anciens présidents de la Fédé et membres de la commission du 100e, ils participent à un casting pour jouer dans la pièce commémorative marquant le centenaire de la fondation de la FVJC. Le spectacle est prévu le vendredi 24 mai 2019 au Théâtre de Beaulieu, à Lausanne. Soit 100 ans jour pour jour après l’adoption des premiers statuts.

«Nous recherchons deux acteurs, un garçon et une fille, encore actifs dans le milieu des Jeunesses, pour tenir les rôles principaux, explique à tous les candidats la metteuse en scène, qui a commencé l’écriture des textes. Ils joueront en duo, voire parfois en «one man show» pour le fil rouge du spectacle.» Les heureux élus seront connus mi-mai, au terme d’une seconde audition. La pièce retracera l’historique de la FVJC avec cinq saynètes intégrées au fil rouge, au travers des ans, de 1919 à 2019.

Se souvenir du texte

Mélanie Thuillard ne s’en cache pas, elle recherche des acteurs capables de se souvenir de leur texte. Elle leur demande de réciter un extrait du monologue «Les célèbres», de Feydeau. Mais l’interprétation, l’originalité et la créativité sont aussi étudiées par le biais d’un second exercice. Chaque candidat a vingt minutes pour imaginer un texte sur la base de l’introduction «Dans la forêt, un ruisseau…» De quoi donner lieu à des rencontres entre Maître Gims, les chansons de Mike Brant et des bancs d’écrevisses!

Tout en poésie, Anaïs s’en sort à merveille dans le récit de Feydeau. Née en 2002, la demoiselle d’Yvonand est la benjamine des candidats. Elle termine sa dernière année de scolarité, ce qui ne l’a pas empêchée de s’intéresser à cette pièce commémorative. «Mon frère, membre de la Jeunesse, m’en a parlé. Et comme je pratique le théâtre, je me suis dit que cela pourrait être intéressant», explique-t-elle pleine de trac. Pour Bryan, de Vulliens, le déclic est venu lors du dernier concours théâtral de la FVJC, à Grandvaux, où il jouait l’un des rôles principaux de la pièce de Vulliens. Le théâtre lui permet de dépasser sa timidité. «Je jouais sans mes lunettes, et comme je ne suis pas toujours très à l’aise avec les gens, cela m’arrangeait, car je ne voyais personne», rigole-t-il.

Dès l’automne prochain, un gros investissement débutera pour les acteurs retenus afin d’apprendre un texte à jouer devant 1800 spectateurs. «Les lieux de répétition seront déterminés en fonction de la provenance des personnes choisies, explique Cédric Bolay, en charge de la logistique. Selon le planning, on prévoit de débuter en novembre à raison d’une fois par semaine, puis d’accélérer le rythme au printemps.»

Si un bus de la Fédé sillonne déjà le canton pour annoncer ce centenaire et que le point d’orgue des festivités sera la Cantonale du 100e en été 2019 à Savigny, cette pièce commémorative sera la seule manifestation exceptionnelle par rapport au calendrier habituel des Jeunesses. «D’autres projets sont en cours, comme la mise en place d’une fanfare ou une cuvée spéciale, mais ne sont pas encore finalisés», glisse Olivier Bolomey.

Costumières, responsables des décors ou encore équipe technique sont également en train de se mettre en place. Car la logistique sera impressionnante pour ces jeunes devant les 1800 places du Théâtre de Beaulieu. «C’est vrai que c’est une organisation énorme pour une seule journée. Mais finalement, cela colle bien à l’image de la FVJC, capable de bâtir d’immenses constructions éphémères pour ses manifestations», conclut Mélanie Thuillard.

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Hannelore Leemann, 23 ans, Essertes

Au sein de la Jeunesse, on s’implique dans la vie du village, mais j’avais envie de participer à une manifestation de plus grande envergure. J’ai déjà travaillé cinq ans dans les coulisses du Théâtre Barnabé et essayé un peu le stand-up, mais là, j’ai oublié un peu mon texte, alors qu’en général je gère plutôt bien le stress.

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Basile Ligron, 24 ans, Sarzens

J’avais envie de prendre part aux festivités du centenaire et quand j’ai vu l’annonce de ce casting, je me suis dit que ce serait bien de revenir à mes premières amours. Je faisais partie d’une troupe à Moudon dans l’enfance et j’ai aussi essayé le stand-up. Mais j’ai trouvé plus stressant de jouer pour trois personnes que pour un groupe.

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Mélanie Thuillard, 35 ans, Lausanne

Du temps où j’étais de la Jeunesse de Froideville et même après, je me suis investie durant une quinzaine d’années pour le concours théâtral des Jeunesses, d’abord comme actrice, puis auteure et metteuse en scène. Quand j’ai été contactée pour ce projet, il y a deux ans, cela m’a donc forcément intéressée.

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