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La justice somme les squatteurs de s'en aller

Le Tribunal demande l’évacuation de l’ancien site Reuge au 1er mars. Et le propriétaire lance un concours d’idées pour une occupation temporaire.

Les squatteurs se sont installés dans ce bâtiment, que la Justice les somme de quitter au 1er mars.
Les squatteurs se sont installés dans ce bâtiment, que la Justice les somme de quitter au 1er mars.
FRÉDÉRIC RAVUSSIN

Ils sont deux à avoir comparu devant le Tribunal du Nord vaudois la semaine dernière. Mais c’est bien l’ensemble des personnes à avoir pris possession de l’annexe de l’ancienne usine Reuge, à Sainte-Croix, qui devront évacuer ce site occupé illégalement presque sans discontinuer depuis la mi-novembre. En effet, la cour ordonne aux deux accusés «et à tout autre squatteur de quitter l’immeuble au plus tard le 1er mars 2020».

«Nous avons deux jours pour nous organiser. On va discuter entre nous de ce que nous allons faire», réagit l’un des occupants actuels du site, premiers visés par la demande de justice d’évacuer. Pour laisser la place à d’autres? Le propriétaire des lieux veut en effet lancer un concours d’idées pour l’occupation temporaire du site. Par voie de communiqué signé par ses avocats, Jürg Stäubli rappelle que l’ancienne usine Reuge ne peut pas être valorisée dans l’immédiat en raison d’une procédure judiciaire pendante au Tribunal fédéral «au sujet de la pollution des sols causés par les activités de Reuge SA».

Dans ses premières réflexions, l’homme d’affaires imaginait y installer un centre culturel, un hôtel de catégorie modeste, ou encore des logements à loyer abordable. «Mais il n’a jamais été question d’y réaliser des logements de luxe, contrairement à ce que certaines rumeurs laissent entendre», affirme le communiqué.

Quoi qu’il en soit, l’utilisation proposée par le propriétaire ne concerne que le bâtiment annexe, qui a été occupé par les squatteurs. Toute association, collectif ou groupement qui s’y intéresserait a jusqu’au 31 mars pour soumettre un projet à vocation culturelle ou sociale qui soit dans l’intérêt de la commune et de la région.

La porte n’est pas fermée à des projets visant à faire vivre la culture alternative. Les actuels occupants ou leurs prédécesseurs devraient donc avoir droit de cité. «Dans la mesure où – contrairement à la situation actuelle – ils s’engagent à respecter le cadre légal et que le projet s’inscrit dans le cadre d’une relation de confiance, ils ont tout loisir de faire acte de candidature», répond Raphaël Mahaim, l’avocat de Jürg Stäubli.

Reste à voir ce qu’ils en feront. «À titre personnel, cette proposition ne m’intéresse pas. Le fonctionnement imposé par M. Stäubli stérilise complètement notre capacité à exister dans un modèle autogéré», explique un squatteur de la première heure.

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