«Je ne sais pas qui a fait ça. On ne se laissera pas abattre»

Série d'incendies dans la BroyeÉmotion et stupeur à Avenches. Sur le site de l'Institut équestre national, les professionnels sont sous le choc. A les entendre, les chevaux ont été piégés.

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L’enquête suit son cours et la police cantonale ne dévoile rien de plus pour l’heure. Mais une chose est tenue pour presque certaine: un ou plusieurs incendiaires ont sévi samedi, entre 0h30 et 1h du matin, dans la Broye vaudoise et fribourgeoise.

Au dernier bilan, 7 sinistres ont été déclarés autour d’Avenches. Dont deux à l’institut équestre national d’Avenches. L’école de poneys trotteurs est détruite. Une splendide écurie et ses bâtiments attenants sont ravagés. En tout une vingtaine de chevaux et de poneys sont morts dans les flammes.

Sur place, agriculteurs, pompiers et professionnels de la branche équestre sont encore sous pression et sous l’effet du choc.

«On ne fera pas de déclaration, tous les propriétaires de chevaux n’ont pas encore été avisés, lâche, ému mais ferme, le président de l’Institut équestre national Jean-Pierre Kratzer. C’est un drame. Je ne sais pas qui a fait ça, mais ce n’est pas un homme de cheval. Personne ne ferait ça. Mais on va se battre. On va tout reconstruire.»

«La Commune est de tout cœur avec les personnes touchées, c’est une catastrophe ce qui arrive, commente Erich Schürch, municipal avenchois en charge de la défense incendie. Nous y avons passé toute la nuit et on a proposé tout ce qu’on pouvait, notamment aux sinistrés pour qu’ils puissent se reloger.» Egalement agriculteur, l’Avenchois a perdu lui-même une botte de foin dans l’angle d’un de ses champs. «La pluie des dernières semaines a heureusement permis de limiter les dégâts. On va mal dormir dans les nuits qui viennent.»

«On est tous sous le choc, témoigne une jeune cavalière venue voir si son ancien cheval allait bien. On ne sait pas qui a pu faire ça. La course est un milieu très concurrentiel, mais tout de même. Heureusement, une partie des chevaux était dehors à cause de la chaleur. Le bilan aurait pu être pire encore.»

«Ça a dû être terrible. Le cheval a un instinct de fuite. Ils ont encore dû se blesser dans leurs boxes en voyant les flammes, soupire une cavalière installée dans la région. C’est affreux. Qui peut faire ça à un animal et à des gens? Heureusement, un des pompiers connaissait bien le site, il a pu rentrer et ouvrir plusieurs boxes.»

«On ne va pas dormir sur le site cette nuit, ça ne servira de toute manière à rien, relativise un entraîneur. Mais oui, on est inquiets. Vous imaginez? Ce type a dû repérer les lieux, puis venir ici et asperger d’essence les coins du bâtiment. Les chevaux ont été pris au piège, et il les a regardés en sachant qu’ils allaient mourir.» (24 heures)

Créé: 15.07.2017, 17h11

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