Un livre revisite l’histoire du musée d'Yverdon

HistoirePour ses 250 ans, le Musée d’Yverdon et région a lancé une étude sur son histoire. Elle est publiée aujourd’hui.

Le musée possède cette «Vue de la Ville d’Yverdon du Côté du Midi», peinte en 1755 par Berthoud de Plancemont.

Le musée possède cette «Vue de la Ville d’Yverdon du Côté du Midi», peinte en 1755 par Berthoud de Plancemont. Image: MUSÉE D’YVERDON - FIBBI-AEPPLI

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Deux cent cinquante ans en deux temps. À la veille de son quart de millénaire, en 2014, le Musée d’Yverdon et région avait choisi deux manières de célébrer cet anniversaire. Cette année-là, il levait le voile sur une exposition de 250 objets, qui soulignaient le riche passé de l’institution. Et il confiait à deux spécialistes des collections muséales, Rossella Baldi et Valérie Kobi, le soin d’étudier son histoire trop longtemps ignorée. Le fruit de ce travail sort aujourd’hui de presse.

«Réalisé grâce à un legs de Max Suter, cet ouvrage nous offre une vision plus large du musée ainsi qu’une remise en contexte», souligne la directrice-conservatrice France Terrier. Si Valérie Kobi s’est penchée sur la période 1850-2001 au cours de laquelle le musée a conquis son indépendance et s’est institutionnalisé, Rossella Baldi en a étudié les prémices. Non sans ébranler certaines certitudes à propos des origines du musée.

Elle estime en effet qu’il faut considérer les premières années de l’institution non comme celles d’un musée à proprement parler, mais plutôt comme celles du cabinet d’histoire naturelle de la bibliothèque. C’est en effet à cette dernière que le pasteur Élie Bertrand a fait un premier don de pièces en 1764. Son rôle fondamental est du reste à relativiser selon elle, dès lors qu’il ne remet d’abord que les doubles de sa collection.

À sa mort en 1797, il lègue néanmoins l’ensemble de son cabinet de sciences naturelles. Considérablement enrichies, les collections ne doivent cependant être considérées comme un musée qu’une quarantaine d’années plus tard. Soit en 1840, lorsque Roger de Guimps rédige un premier règlement.

Confiée à Valérie Kobi, la seconde partie de l’ouvrage revient sur les développements successifs du musée. Ils sont souvent déterminés par des découvertes archéologiques exceptionnelles: des sites palafittiques mis au jour sur les rives du lac au XIXe siècle aux embarcations gallo-romaines sorties de terre en 1971 et 1984 en passant par les premières fouilles du site du Castrum en 1903.

À noter que cet ouvrage sera prochainement complété par la publication du catalogue de l’exposition de 2014, «250 objets pour un 250e».

«Yverdon et son musée, 250 ans d’histoire», Rossella Baldi et Valérie Kobi, Ed. Infolio. 35 fr. En vente au musée et dans les librairies. (24 heures)

Créé: 17.04.2018, 18h19

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