La lutte contre le corbeau freux a repris à Yverdon

VaudDeux fauconniers et leurs buses de Harris tentent d’empêcher le bruyant corvidé de s’installer. Ils étaient au parc du Castrum, jeudi après-midi.

Jean-François Brault et Emmanuel Devau sont intervenus jeudi après-midi avec des buses de Harris au parc du Castrum.

Jean-François Brault et Emmanuel Devau sont intervenus jeudi après-midi avec des buses de Harris au parc du Castrum. Image: ERWAN LE BEC

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Drôle de ballet aérien à la verticale du parc du Castrum d’Yverdon, jeudi après-midi. Visiblement paniqués, des dizaines de corbeaux freux tournoient en vociférant au-dessus des hauts arbres dans lesquels ils ont déjà commencé à bâtir leur nid. L’intrus, ou plutôt les intrus? Deux buses de Harris qui vont visiter les nids, dans l’espoir d'y dégoter un en-cas. Sans succès toutefois, puisqu’il est encore trop tôt dans l’année pour que les corvidés aient déjà pondu.

Ces deux oiseaux de proie ne sont pas là par hasard. Ni seuls du reste, comme leur surnom – petit aigle du Mexique – le laisse deviner. Au sol, Jean-François Brault et Emmanuel Davau suivent les évolutions de leurs protégés à plume, commanditées par la Ville. Alors qu’elles annonçaient l’automne dernier vouloir encourager la prédation naturelle du bruyant oiseau de jais (dont 300 nids ont été répertoriés à Yverdon en 2019) en installant des plateformes susceptibles d’attirer le faucon pèlerin, voire le hibou grand-duc, les autorités ont encore recouru à des fauconniers, venus de France.

Cinq jours d'intervention

Leur intervention a débuté mercredi, pour cinq jours. Elle fait partie de la série de mesures mises en place pour minimiser l’impact des corbeaux freux sur le quotidien des citoyens yverdonnois. Bien que moins spectaculaires, l’effarouchement par laser et la taille du patrimoine arboricole en font également partie.

Reste à savoir si ces moyens seront efficaces. En novembre, le municipal Marc-André Burkhard estimait que les mesures prises jusqu’alors avaient au moins permis d’éviter que l’espèce ne se propage davantage. «En 2019, nous sommes intervenus aux Casernes, où il n’y a aujourd’hui quasi plus de corbeaux», relève Jean-François Brault. Le fauconnier se demande cependant si la colonie contre laquelle il agit ces jours n’est pas composée des mêmes oiseaux qui se seraient déplacés. «De toute manière, nous savons que pour être efficaces, il faudrait pouvoir intervenir sur le long terme et pas de manière ponctuelle», conclut-il. À moins d’obtenir une dérogation spéciale, les mesures ne peuvent pas être prises au-delà du 15 février.

Créé: 24.01.2020, 11h10

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