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La Maison du Prieur de Romainmôtier va revivre

L’édifice du cœur du Nozon passe en mains de la Fondation de Romainmôtier, qui veut la redynamiser.

La Maison du Prieur, vénérable édifice dans l’enceinte de l’abbatiale de Romainmôtier.
La Maison du Prieur, vénérable édifice dans l’enceinte de l’abbatiale de Romainmôtier.
Philippe Maeder

Une page symbolique se tourne dans l’un des plus beaux coins du canton, le cloître de Romainmôtier. La Maison du Prieur, sauvée et habitée durant des années par le couple d’artistes Katharina von Arx et Freddy Drilhon – la journaliste et écrivaine y meurt en novembre 2013 –, passe des mains des héritiers à celles de la Fondation de Romainmôtier.

Cet ancien bâtiment de l’ensemble monastique, dont les origines remonteraient au XIIIe siècle, devait un jour se retrouver possession de la fondation protectrice du bourg du Nozon, qui avait d’ailleurs été lancée pour soutenir sa restauration. «C’était il y a cinquante ans. Au début, Katharina von Arx cherchait un véhicule pour sauver l’édifice, raconte Olivier Grandjean, président de la Fondation. Depuis, on est toujours restés impliqués dans les travaux et l’entretien du bâtiment.» Le montant de la transaction, non communiqué, tient compte de la valeur locative des murs et des fonds déjà injectés.

La passation des clés entre les héritiers des artistes et la Fondation est en fait plus que symbolique. Le changement de propriétaire est allé de pair avec le départ des tenanciers du tea-room et le lancement d’un projet culturel pour le site, alliant gastronomie, accueil et événementiel.

Les trois prochaines années vont être consacrées à des travaux internes visant à améliorer notamment les dortoirs pour les pèlerins et hôtes de passage. L’accent va être mis sur les mariages, le tea-room toujours, les brunchs du dimanche, les produits du terroir et les soirées à thème, avec le retour, dès janvier, de l’équipe de Events & Saveurs et du chef Ulrich Indermühle, qui connaissent bien les lieux. «Le prieuré a toujours eu une vocation d’accueil, il faut que ça continue, que ce soit du patrimoine vivant», souligne Olivier Grandjean.

Les amoureux du site veulent lancer des recherches sur la maison, afin de mieux retracer son histoire, surtout ces cinquante dernières années, via par exemple une publication, une exposition, des visites ou une application. «On est rassurés sur l’avenir; maintenant il va falloir analyser le site et, surtout, élargir le débat, souligne le syndic, Fabrice De Icco. Cet établissement doit correspondre à Romainmôtier et à l’image qu’on veut en donner.»

Quant au souvenir du couple d’artistes, il doit s’entretenir dans les murs du site, qui se veut relais des travaux, publications et archives de Katharina von Arx, une «véritable Ella Maillart» qui en avait fait son éternel point de chute.

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