MétéoSuisse dévoile un système d'alerte high tech

PayerneEn marge d’une conférence à l’ONU, l’Office fédéral a fait découvrir ses technologies de gestion des risques naturels.

Le profileur à vent de MétéoSuisse qui mesure la vitesse et la direction du vent jusqu’à une altitude de 5  km.

Le profileur à vent de MétéoSuisse qui mesure la vitesse et la direction du vent jusqu’à une altitude de 5 km. Image: Keystone

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Si notre pays n’est pas le plus touché par les catastrophes naturelles, il n’en est pas moins à la pointe de la technologie pour la gestion des alertes météorologiques et climatiques. C’est ce qu’ont pu constater samedi à Payerne une vingtaine de participants de la Conférence internationale sur la réduction des risques de catastrophe, organisée par l’ONU.

Yves-Alain Roulet, chef de la division technique de mesures de MétéoSuisse, a présenté à un public très studieux un dispositif composé de près de 300 stations de mesures au sol, qui permet de récolter des données sur la température, la pluviométrie, l’humidité ou encore la pression atmosphérique dans toute la Suisse. «Nous possédons l’un des réseaux les plus denses au monde. Cela s’explique par la topographie du pays: il y a des terrains très différents, des montagnes, des plaines, notamment, et il faut pouvoir tout couvrir», indique-t-il.

Les données recueillies sont transmises automatiquement à MétéoSuisse, qui peut ainsi prévoir les phénomènes météorologiques et déclencher les alertes en cas de besoin. «Les risques les plus courants sont les glissements de terrain, notamment dans les Alpes. Ils sont en augmentation à cause du réchauffement climatique. Mais il y a aussi les crues ou les fortes chutes de neige», constate Yves-Alain Roulet. Ces menaces peuvent être bien anticipées grâce aux infrastructures mises en place. En revanche, certains phénomènes restent plus difficiles à prévoir avec les outils actuels, comme les orages et la grêle, car très locaux.

Risques nucléaires

Les participants ont ensuite découvert les infrastructures extérieures de MétéoSuisse, à commencer par un profileur à vent, qui mesure la vitesse et la direction du vent jusqu’à une altitude de 5 km. Ce puissant radar se montre particulièrement efficace en cas de catastrophe nucléaire, tout comme le radiomètre de température. «Les mesures que l’on fait avec ces instruments alimentent un modèle numérique de prédiction météorologique qui permet de déterminer la façon dont va se disperser le polluant», explique Alexander Haefele, chef de projet. Les mesures se font en continu et sont transmises automatiquement à l’Office fédéral de la protection de la population, organe responsable en cas d’alerte nucléaire.

La visite a aussi été l’occasion d’aborder un sujet moins grave: le taux de pollens dans l’air. «Pour faire des prévisions précises, il faut prendre en compte de nombreux paramètres, par exemple les lieux où se trouvent les plantes, mais aussi le taux d’humidité dans l’air, car il permet la libération des pollens. C’est un processus très complexe», révèle Bernard Clot, responsable du groupe de biométéorologie. Les spécialistes du centre de Payerne s’appuient aussi sur des mesures qu’ils effectuent eux-mêmes. Afin de les améliorer, ils testent depuis le mois de mars cinq nouveaux capteurs fonctionnant à l’aide de lasers. Le but est de remplacer le système manuel utilisé actuellement et de délivrer des standards de mesures applicables à l’échelle européenne. (24 heures)

Créé: 19.05.2019, 17h45

Un forum sur les risques

L’excursion de samedi se déroulait en marge de la Conférence internationale sur la réduction des risques de catastrophe (GPDRR), qui s’est déroulée à Genève du 13 au 17 mai. Cet événement était organisé par le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) et le gouvernement suisse. Les idées qui ont émergé lors de la Conférence viendront enrichir les débats de différents rendez-vous internationaux sur les questions climatiques. Environ 4000 représentants d’institutions privées ou publiques du monde entier ont pris part à la GPDRR. Une vingtaine d’entre eux étaient présents samedi à Payerne.

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