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À Missy, la jeunesse fait les courses, la commune fait la banque

Dans le cadre de la pandémie de coronavirus, commune et jeunesse proposent aux personnes dans le besoin de faire leurs courses à crédit.

Pendant l'épidémie de coronavirus, la commune de Missy fera crédit aux personnes bénéficiant d'une aide pour les courses de première nécessité.
Pendant l'épidémie de coronavirus, la commune de Missy fera crédit aux personnes bénéficiant d'une aide pour les courses de première nécessité.
JEAN-PAUL GUINNARD

«Nos aînés n’ont pas forcément l’application twint ou la possibilité de faire leurs paiements en ligne. Comme ils sont censés ne pas aller au bancomat non plus, nous avons pensé qu’ils n’auraient pas forcément de l’argent liquide sous la main pour payer les courses. Enfin, le virus pouvant se transmettre sur les billets de banque, ce serait de toute manière contre-productif d’organiser un paiement en liquide». Syndic de Missy, Olivier Thévoz résume pourquoi sa commune a décidé de faire crédit dans le cadre du système de courses en faveur des personnes à risque dans le cadre de la pandémie de coronavirus.

Depuis le début de la semaine, plus d’une centaine de sociétés de jeunesse du canton proposent de se mettre à disposition des personnes dans le besoin ou faisant partie des catégories à risque par rapport au virus. Courses alimentaires ou pharmaceutiques, garde d’enfants, trajets à la déchetterie et à la poste ou encore promenade d’animaux sont ainsi notamment proposés. Sur son site internet, la Fédération vaudoise des jeunesses campagnardes (FVJC) tente de lister les initiatives au fur et à mesure de leurs annonces. «Souvent ces démarches se font de concert avec les communes, avec d’autres sociétés locales ou avec le soutien de simples citoyens, mais l’idée de proposer ces échanges à crédit est excellente», souligne Lucie Theurillat, vice-présidente FVJC, qui a communiqué vendredi, sur la question.

Système sur la durée

Suivant les démarches mises en place dans d’autres villages, à Missy, la société de jeunesse a été la première à proposer ses services. «Nous sommes un petit village et avec une crise d’une durée qui pourrait être assez longue, la commune souhaitait mettre en place un système qui puisse tenir sur la durée», ajoute le syndic. Les commandes seront centralisées chez lui, mais il ne s’occupera pas des courses, devant aussi éviter les déplacements.

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Une fois les achats effectués par les membres de la société de jeunesse, les cabas seront déposés derrière la porte des bénéficiaires avec un ticket de caisse, la commune conservant un double. «Vu la situation, il est aussi préférable d’éviter que la livraison se termine par un café à la cuisine», glisse encore l’édile.

Une fois la situation revenue à la normale, la bourse communale établira des factures pour l’entier des courses effectuées. Une petite dizaine de personnes seules ont déjà été contactées et la plupart devrait utiliser le système.

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