Montre-moi ta montre et je te dirai quel Bond tu es

Conférence au SentierL'Espace horloger au Sentier accueille jeudi soir un spécialiste de l'agent 007 et des montres. Interview.

Frédéric Liévain, spécialiste de James Bond, s'exprimera jeudi soir au Sentier sur les montres de 007.

Frédéric Liévain, spécialiste de James Bond, s'exprimera jeudi soir au Sentier sur les montres de 007.

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Ses fans les connaissent sur le bout des doigts: James Bond et ses joujoux fétiches. L’Aston Martin DB5, le pistolet Walther PPK ou l’Omega Seamaster Professional. Auteur de James Bond, l’espion qui aimait les montres (Editions du Cherche Midi, 2015), Frédéric Liévain va évoquer la passion de 007 pour les beaux boîtiers – suisses en général, voire issus de la Vallée – jeudi soir à l’Espace horloger de la vallée de Joux, au Sentier.

– Qu’est-ce qui vous a amené à ce thème bien particulier, James Bond ou les montres?
– Les deux à la fois. J’ai vu mon premier James Bond, Vivre et laisser mourir (ndlr: sorti en 1973) à l’âge de 9 ans. L’histoire, les décors, l’ambiance, les gadgets incroyables m’ont fasciné. Roger Moore portait alors une Rolex Submariner: elle générait un puissant champ magnétique permettant d’attirer des objets et sa lunette tournante pouvait se transformer en scie circulaire.

– Et les montres…
– A l’époque, les montres me fascinaient déjà. Elles balisent l’espace-temps et fonctionnent en permanence, pratiquement sans intervention humaine pour les mouvements automatiques ou à quartz. En plus, elles sont très fiables et durables. Il y a aussi toute une symbolique qui n’est pas anodine: montre-moi ta montre et je te dirai qui tu es. Je ne parle pas là du positionnement social et de la montre en tant que symbole de réussite. Je suis d’ailleurs très intéressé par les gens qui n’en portent pas, qui peuvent ou veulent se passer de cette conscience de l’écoulement du temps et qui préfère garder le poignet nu.

– Vous en avez beaucoup?
– J’en ai possédé beaucoup mais je n’en ai gardé que quelques-unes. Il y a bien sûr la Rolex Submariner, achetée il y a trente ans avec l’argent gagné pendant mes études, et l’Omega Seamaster célébrée par 007 dans cinq films. Mais la montre que je porte actuellement le plus, à laquelle je reviens tout le temps, est une Steinhart Ocean Vintage Military, en hommage à la Rolex Milsub (ndlr: une version destinée aux marchés militaires). Steinhart est une marque allemande peu connue, qui utilise des mouvements suisses de qualité et vend seulement sur Internet pour réduire ses coûts. J’aime cette idée d’une montre intimiste, pour connaisseur, qui permet de se démarquer dans certaines occasions. Je range dans la même catégorie les Precista, utilisées par les commandos britanniques, par des soldats qui ont besoin d’un outil fiable et robuste mais pas trop onéreux. Ces montres ont une personnalité. Pour moi, l’esprit Bond est d’appartenir à l’élite par le bon goût et non par l’argent.

– Quelle est, selon vous, la «Bond Watch» par excellence?
– La Rolex Submariner. C’est aujourd’hui encore la vraie «tool watch», d’une fiabilité absolue. On le constate avec des modèles qui ont quarante, cinquante, voire soixante ans, et qui fonctionnent toujours à la perfection. On pourrait argumenter autour de la Rolex Explorer 1: Ian Fleming (ndlr: l’auteur des romans) en portait une. Avec Omega, qui truste les James Bond depuis 1994, on est certes davantage dans le placement de produit, même si on reste parfaitement dans l’ADN bondien, avec des montres élégantes, lisibles et robustes

Créé: 08.03.2017, 18h33

Une galerie de la mode horlogère


Sean Connery et sa Rolex Submariner («Dr No», 1962)


Roger Moore avec une Pulsar quartz («Vivre et laisser mourir», 1973)


Pierce Brosnan avec une Omega Seamaster Pro («Golden Eye», 1995)


Daniel Craig et son Omega Seamaster Aqua Terra («Spectre», 2015)

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