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Faute de sous, les mosaïques d'Orbe seront peu ouvertes

Le site de la fameuse villa romaine de Boscéaz, la plus grande au nord des Alpes, débute sa saison ce week-end. Pour des raisons budgétaires, l'ouverture au public sera toutefois limitée à 40 jours, contre 130 l'an dernier.

Il faudra s'armer de patience pour visiter les fameuses mosaïques d'Orbe (ici, celle des Divinités). Faute de budget, l'ouverture a été limitée à une quarantaine de jours. Les bénévoles en charge de l'animation du site archéologique s'inquiètent.
Il faudra s'armer de patience pour visiter les fameuses mosaïques d'Orbe (ici, celle des Divinités). Faute de budget, l'ouverture a été limitée à une quarantaine de jours. Les bénévoles en charge de l'animation du site archéologique s'inquiètent.
Philippe Maeder

Si vous voulez voir les fameuses mosaïques romaines d’Orbe-Boscéaz cette saison, il va falloir bien viser. Après une saison 2016 sauvée de justesse, Pro Urba, la fondation qui porte à bout de bras le site de la plus grande villa connue au nord des Alpes, annonce finalement des horaires d’ouverture plus que réduits pour cet été. En raison du manque de financement, le site antique ne sera ouvert (dès ce week-end de Pâques) qu’une quarantaine de jours au public, contre 130 l’an dernier. Les amoureux des tesselles ne cachent pas leur désarroi.

«La situation est inquiétante, on atteint vraiment le seuil minimum, regrette Yves Dubois, archéologue et président de Pro Urba. Il reste donc les week-ends de juin jusqu’en septembre et les jours fériés, ainsi que la possibilité d’ouvrir aux groupes sur demande. On espère que ça permettra de conserver les courses d’école. Pour un musée de site, c’est trop peu.» Une saison «complète» serait devisée à 60 000 francs. Les difficultés des mosaïques urbigènes ne datent pas d’Hérode. Depuis 2013, les Etablissements pénitentiaires de la plaine de l’Orbe (EPO) ne mettent plus à disposition des détenus en fin de peine pour assurer l’ouverture du site, contraignant Pro Urba à trouver son propre personnel. «On ne peut plus continuer comme ça, il nous faut une solution pérenne et professionnaliser le système», poursuit l’archéologue. Cette année, les subsides sont alloués par le Canton, la Commune et le Tourisme régional. Pour 2018, c’est à nouveau le flou.

«C’est un cercle vicieux, poursuit Yves Dubois. Moins on ouvre, plus l’intérêt du public s’érode (ndlr: on est passé de 3100 entrées en 2012 à 2600 l’an dernier). Et sans valorisation ni horaires réguliers d’une année à l’autre, il n’y a pas de moyen de changer la situation. On est au seuil d’une pure et simple fermeture.» Le spécialiste ajoute qu’en l’état, trop pris par les questions d’ouverture du site, les bénévoles n’arrivent pas à dynamiser les pavillons qui protègent les fameuses mosaïques. Sur ce point, la Commune d’Orbe avance l’idée d’un vaste festival mettant en avant art mosaïcal contemporain et patrimoine archéologique, un projet au stade embryonnaire.

L’annonce de cette réduction massive des horaires intervient alors que les anciens cadres du patrimoine cantonal ont publié une lettre ouverte dénonçant le manque de moyens pour l’entretien des sites historiques et archéologiques vaudois. Ils citent notamment le cas de la villa d’Orbe, dont la valorisation définitive est devenue un véritable serpent de mer politique.

Si vous vouliez voir les fameuses mosaïques romaines d’Orbe-Boscéaz cette saison, il va falloir bien viser. Après une saison 2016 sauvée de justesse, Pro Urba, l’association de bénévoles, qui porte à bout de bras le site de la plus grande villa connue au nord des Alpes,

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