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«De nombreux défis peuvent encore être relevés à Yverdon»

La deuxième ville du canton s’est dotée pour la première fois d’une déléguée à l’économie. Nathalie Jaquerod fait le point au terme de ses 100 jours.

Nathalie Jaquerod a été notamment attirée par Yverdon parce qu’elle allait y trouver l’opportunité de créer un poste de toute pièce.
Nathalie Jaquerod a été notamment attirée par Yverdon parce qu’elle allait y trouver l’opportunité de créer un poste de toute pièce.
FLORIAN CELLA

En devenant au printemps dernier la première déléguée à l’Economie d’Yverdon-les-Bains, Nathalie Jaquerod (52 ans) imaginait bien que la tâche qui l’attendait serait dense. Presque quatre mois plus tard, cette économiste au bénéfice d’un CV bien rempli fait le point.

– Qu’est-ce qui peut bien motiver une Pulliérane engagée comme économiste à l’Office des affaires extérieures du Département des finances à s’engager dans l’Administration communale d’Yverdon?

– J’ai été particulièrement intéressée par la perspective d’un poste à créer. C’est plus stressant mais aussi plus stimulant, ce qui correspond bien à mon caractère. L’échange que j’ai eu avec les différents interlocuteurs pour l’obtention de ce poste m’a fait réaliser que de nombreux défis peuvent encore être relevés à Yverdon. La Ville dispose de réserves de terrains, elle a de grands projets sur le point de débuter, comme la requalification du centre-ville avec la place d’Armes. Et la réalisation de plans de quartier nécessite une importante réflexion sur l’implantation des différents types d’entreprises qui souhaitent s’y installer.

– A vous entendre, on imagine que vous avez connu un départ en fanfare…

– Je savais qu’avec ce poste je sortais de ma zone de confort. J’ai en grande partie trouvé ce que j’imaginais, je ne regrette donc rien. Après 120 jours, je n’ai toutefois pas encore complètement pu prendre le pouls de l’activité économique d’Yverdon, car j’ai été très vite impliquée dans plusieurs dossiers, tels le Marché de Noël ou KinderCity.

– Le second doit se réaliser sur le site d’Y-Parc. Quel est votre rôle par rapport à ce pôle scientifique et technologique d’importance?

– Un rôle de complément, de soutien, comme c’est d’ailleurs le cas avec d’autres organismes régionaux (ndlr: comme l’Association pour le développement du Nord vaudois, par exemple). Je dois être une courroie de transmission entre le parc, son futur directeur, ses entreprises d’une part, et la Commune d’autre part. Je dois leur permettre d’obtenir rapidement des informations centralisées de l’Administration communale. Et je suis également impliquée dans la vie d’Y-Parc via la vente de terrains qui appartiennent à la copropriété dont la Ville fait partie.

– Qu’en est-il des sociétés proprement dites?

– Je suis en contact avec un certain nombre de prospects, des sociétés qui ont fait part de leur intérêt à s’installer sur le parc. Il reste beaucoup de travail, mais j’espère que certains projets se concrétiseront cet automne.

– Yverdon compte aussi un certain nombre d’entreprises du secteur secondaire qui peinent à trouver les moyens de se développer…

– Beaucoup de choses sont encore en chantier à ce niveau-là. Toutefois, la réalisation du plan de quartier Verdan avance bien. Il devrait répondre à certaines d’entre elles qui ne trouvaient pas d’emplacement adéquat pour s’installer ou s’agrandir. J’ai l’intention de mettre en place une base de données permettant de répondre rapidement aux demandes concernant des besoins en locaux. Elle sera valable pour les entreprises comme pour le commerce.

– A propos de commerce, quel regard portez-vous sur celui d’Yverdon?

– Ma nouvelle activité présente en effet deux volets bien distincts. Le soutien aux entreprises en est un. Le centre-ville – sa redynamisation et la collaboration avec les commerçants – est le second. Après quatre mois ici, ma préoccupation est réelle de m’immerger dans ce qui constitue l’ADN du tissu commercial yverdonnois. C’est en tout cas un immense défi, vu que le commerce de détail souffre depuis plusieurs années, pas seulement à Yverdon, d’ailleurs. Dans un premier temps, j’aimerais trouver des moyens pour fédérer ses acteurs. Dans cette optique, je travaille en étroite relation avec la Société industrielle et commerciale. Je me suis d’ailleurs rendue mercredi en France avec son président pour regarder ce qui s’y fait dans le but de rendre les centres-villes plus attractifs.

– La Municipalité a récemment autorisé l’ouverture des magasins jusqu’à 18h le samedi. Une bonne idée?

– Certains en sont heureux, d’autres moins. C’est un outil parmi d’autres pour essayer de résister. Il faut essayer de trouver des idées novatrices pour attirer les clients des magasins du centre-ville, à l’image de l’ADNV, qui pense aussi à une monnaie locale afin de fidéliser la clientèle. Le centre-ville est magnifique. La police a récemment renforcé sa présence, y accentuant le sentiment de sécurité. Les commerçants apprécient. Ils sentent du soutien de la part des autorités. En collaborant avec la SIC, il doit y avoir moyen de les appuyer encore davantage.

– Certains clients réclament une grande enseigne. Qu’en pensez-vous?

– Ça me semble tout à fait judicieux pour booster l’activité. La concurrence ne doit pas être redoutée. Ceux qui seront attirés par une enseigne de renom passeront forcément devant les autres vitrines.

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