Le Nord vaudois se dote d'une foncière régionale

DéveloppementOrbe a accepté jeudi les bases d'une société anonyme en mains de l'Association du développement régional (ADNV). Elle vise à reprendre la mains sur des parcelles stratégiques sans endetter davantage les communes.

La nouvelle foncière a acquis des terrains dans la plaine de l'Orbe.

La nouvelle foncière a acquis des terrains dans la plaine de l'Orbe. Image: Philippe Maeder-A

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Plus question de laisser filer les surfaces industrielles et artisanales de la région. Denrées rares d’ici 2030, selon les projections du Canton, ces précieux champs vierges ou ces hectares déjà bétonnés sont dans le viseur de l’ADNV, l’Association pour le développement du Nord vaudois, et surtout d’Orbe.

Jeudi, son conseil a d’ailleurs jeté les premières bases d’une société foncière régionale. En mains du Canton, de l’ADNV et des communes, ce projet, pilote à l’échelle vaudoise, consiste à lui confier les achats de superficies stratégiques. Jeudi, c’est ainsi un joli morceau de la plaine de l’Orbe, à 7,5 millions de francs, qui a été empoché par la nouvelle foncière afin d’accueillir les camions et employés de Friderici.

Reste que l’opération constitue un véritable changement de paradigme. «Cette société n’a pas vocation à thésauriser des terrains, mais à permettre à des communes d’accueillir des entreprises sans s’endetter, résume Jean-Marc Buchillier, directeur de l’ADNV. C’est une maîtrise du foncier par les collectivités publiques. In fine, les communes qui voudront participer se retrouveront avec un portefeuille de terrains.» Autrement dit, c’est la foncière, et non plus l’autorité locale, qui détiendra telle surface communale. «C’est un changement, concède Henri Germond, syndic d’Orbe. Mais les avantages pour une Commune restent: des intérêts et des emplois.»

Les élus d’Orbe n’ont pas accepté le projet sans broncher. Un amendement du PS, demandant l’envoi de deux conseillers aux AG de la foncière, a été balayé. Un amendement de la commission demandant un droit de veto pour Orbe devra, lui, être négocié. Tandis que le siège légal, dans un premier temps, reviendra à la cité urbigène. La crainte des élus? Voir un mastodonte régional, comme Yverdon, vampiriser la structure et faire perdre tout pouvoir de décisions aux «petites» communes.

Le nombre de voix au sein de la société régionale dépend en effet des investissements: à chaque opération, une Commune pose 10% des fonds nécessaires et obtient ainsi un nombre d’actions équivalent. «Yverdon ou une autre Commune ne pourrait pas utiliser la société pour financer un achat de dizaines de millions, rassure Jean-Marc Buchillier. Le Canton doit apporter une participation équivalente, et il tient à ce que cela reste une structure régionale, qu’on puisse idéalement reproduire ailleurs.»

Un garde-fou, donc. Le syndic d’Orbe ajoute: «Les détails ne sont pas encore réglés. On peut imaginer un droit de regard de la part d’une Commune sur l’entreprise qui s’installe chez elle. Mais c’est un projet de régionalisation, l’idée n’est pas simple à faire passer.»

Grandson et Sainte-Croix feraient partie des prochains partenaires intéressés. (24 heures)

Créé: 11.09.2017, 14h36

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