Passer au contenu principal

Une nounou accusée d’avoir secoué un bébé

L’avocat de la prévenue plaide l’acquittement en l’absence de sa cliente.

La procureure requiert une peine de 15 mois de privation de liberté.
La procureure requiert une peine de 15 mois de privation de liberté.

C’est le cauchemar de tous les parents. La petite Clara*, 4 mois, a été secouée violemment pendant plusieurs secondes, le 3 novembre 2014. La fillette est depuis handicapée. Elle peine à utiliser sa main gauche, notamment, et boite. Lundi, au Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, ses parents demandaient justice.

«On a cru que notre fille allait mourir»

Dans le viseur du Ministère public, la maman de jour qui devait alors s’occuper du bébé. En effet, le couple yverdonnois cherchait une solution de garde pour ses jumeaux. Le père commençait le jour même une nouvelle activité professionnelle et Christine*, la mère, devait reprendre le travail la semaine suivante. Clara était donc pour la première fois seule auprès de sa nounou, une voisine recommandée par la concierge de l’immeuble et agréée par l'Association des mamans de jour.

Quelques heures après avoir déposé sa fille pour ce qui devait être un simple jour d’acclimatation­, Christine reçoit un coup de fil de la maman de jour: «Venez vite, il faut venir tout de suite, Clara est toute blanche, ça ne va pas.» La mère arrive à toute vitesse tout en appelant les secours. Aux Urgences, un scanner révèle que la fillette souffre d’hématomes sous-duraux frontaux bilatéraux avec hémorragies sous-arachnoïdiennes. «On a cru que notre fille allait mourir», dit en sanglotant le père de famille.

Accusée absente au procès

Après une hospitalisation au CHUV de plusieurs semaines, Clara retourne à la maison. Les médecins posent alors le diagnostic du syndrome du bébé secoué. Une instruction est ouverte, aussi bien à l’encontre de la maman de jour que de Christine*, qui gardait seule sa fille avant de la déposer chez sa voisine. Après enquête, seule la nounou est aujourd’hui accusée.

Si celle-ci nie toute responsabilité dans l’affaire, elle ne s’est toutefois pas présentée à son procès. Selon son avocat, elle se trouverait au Portugal. Malade, elle ne pourrait pas venir en Suisse pour l’instant. Argument qui n’a pas convaincu les juges: ils se prononceront en son absence. Les parents, bouleversés, déplorent «la non-prise de conscience» de l’accusée. La procureure, elle, requiert une peine de 15 mois de privation de liberté. Verdict en fin de semaine.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.