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Une nouvelle aventure d'avion solaire expérimental envisagée à Payerne

SolarStratos, le projet de Raphaël Domjan pourrait venir installer sa base opérationnelle dans la Broye, sur l’Aéropôle.

SolarStratos, le premier avion solaire stratosphérique de l'histoire prévoit des premiers vols commerciaux en 2018. Ils pourront peut-être s’effectuer au départ de Payerne!
SolarStratos, le premier avion solaire stratosphérique de l'histoire prévoit des premiers vols commerciaux en 2018. Ils pourront peut-être s’effectuer au départ de Payerne!
LDD /Solarstratos

Après Solar Impulse, qui a été développé durant des années en bordure de la piste militaire de Payerne, un nouvel avion solaire pourrait être construit et exploité dans la Broye, sur le site de l’Aéropôle. Il s’agit de SolarStratos, initié par Raphaël Domjan, déjà père du bateau solaire PlanetSolar. Solar­Stratos serait le premier avion commercial solaire biplace de l’histoire.

D’une envergure de 24 m pour un poids de 450 kg, cet appareil volera comme n’importe quel avion, à un détail près: il sera le premier aéronef solaire avec pilote à pénétrer dans la stratosphère. Il pourra transporter des satellites et effectuer des vols géostationnaires à 25 km d’altitude. «Les applications sont infinies en matière de télécommunication, de sécurité, de missions scientifiques, explique Raphaël Domjan, qui veut aller vite. L’appareil est en cours de construction dans plusieurs endroits en Suisse et en Allemagne. Nous voulons l’assembler cette année encore.»

Premier record en 2017?

S’ensuivront une batterie de tests et de vols d’essai. La présentation officielle de l’avion est prévue pour cet automne et un premier record de vol strato­sphérique est attendu pour 2017. Quant aux vols commerciaux, ils pourraient avoir lieu dès 2018, avec la possibilité d’emmener des passagers proches de l’espace.

Décolleront-ils depuis Payerne ou Sion? Le choix du site est attendu pour le mois de juin. Si c’est l’Aéropôle de Payerne qui l’emporte, il s’agira de construire un hangar provisoire en dur de 500 m2 pour accueillir l’appareil et ses techniciens. Il serait ensuite démonté au profit d’une structure pérenne. A Sion, l’équipe pourrait s’installer dans des locaux existants. Dans les deux cas, le centre administratif du projet restera à Y-Parc, à Yverdon-les-Bains.

«L’Aéropôle a été précisément pensé pour ce genre de start-up»

Du côté de la Communauté économique broyarde (Coreb), chargée de la promotion de l’Aéropôle, le directeur Pierre-André Arm croise les doigts: «Ce projet est formidable. L’Aéropôle a été précisément pensé pour ce genre de start-up.» Parmi les autres projets en lice pour venir s’installer sur ce parc technologique, on trouve S3, une société active dans le développement de lanceurs de satellites avec des navettes. La Coreb réfléchit aussi à créer un centre de compétences pour les drones. «C’est une technologie aux applications inouïes, dit Pierre-André Arm. Nous sommes convaincus qu’il y a des collaborations et des synergies à créer entre les start-up et les acteurs de l’aviation plus classique. Nous pourrons le faire sur l’Aéropôle.»

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