La nouvelle protection civile fait face à une crise

Jura - Nord vaudoisLes délégués de l’association intercommunale veulent des explications sur les motifs qui ont conduit au licenciement du commandant remplaçant.

La nouvelle protection civile régionale (ici à la vallée de Joux) est entrée en vigueur le 1er janvier.

La nouvelle protection civile régionale (ici à la vallée de Joux) est entrée en vigueur le 1er janvier. Image: OLIVIER ALLENSPACH - A

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Entrée en vigueur le 1er janvier dernier, l’Organisation régionale de protection civile du district Jura-Nord vaudois (ORPC) doit déjà essuyer ce qui s’apparente à une crise. Ce mercredi soir, l’association intercommunale qui la régit tiendra, à huis clos, une assemblée générale extraordinaire, convoquée à la demande du syndic d’Onnens, Alain Portner. Le point principal de l’ordre du jour? Les délégués aimeraient en savoir plus sur les motifs qui ont conduit le Comité de direction (Codir) à mettre un terme, le 9 février, à la collaboration qui lie la nouvelle organisation au commandant remplaçant chargé de la formation, Claude Rutishauser.

«Dans le milieu politique, beaucoup de monde est choqué par ce licenciement rapide. Je le connais pour avoir travaillé avec lui pendant plusieurs années quand il dirigeait la PC Orbe-Grandson. J’aimerais bien savoir ce que Claude Rutishauser a pu faire pour qu’on en arrive à une telle issue», relève Alain Portner. Qui précise: «Si on me dit qu’il a mis en danger la vie d’autrui, évidemment que je comprendrais…»

Les réponses du Codir risquent d’être succinctes. «Il y a des divergences d’opinions entre nous quant à la conduite de la nouvelle organisation, relève Francesco Di Franco, membre du Codir, chargé de la communication. On ne peut pas en dire plus, nous avons signé une convention qui nous engage à respecter une stricte confidentialité sur cette question.» Ni lundi ni mardi l’intéressé n’a pu être atteint. Tenu par la même convention, il n’en aurait sans doute pas dit davantage.

Dans le cas d’espèce, le Codir n’a pas outrepassé ses pouvoirs. Ses membres ne prétendent pas pour autant avoir fait tout juste. «On a sans doute péché par manque d’information», reconnaît Francesco Di Franco. Cependant, il ne leur était pas possible de s’exprimer dans la foulée de leur prise de décision, un délai de deux semaines ayant été laissé à Claude Rutishauser pour faire recours contre son licenciement. Un terme pour lequel il a en outre obtenu une semaine supplémentaire.

«Ensuite, nous avons estimé qu’il était trop tard pour commenter une information qui circulait déjà dans les milieux concernés. D’autant que cela aurait été ressenti comme une tentative de justification de notre part», reprend Francesco Di Franco. Décision a alors été prise d’attendre l’assemblée générale d’août pour y revenir devant les délégués. «Rétrospectivement, je reconnais que c’était tard», concède-t-il. Les délégués ne l’ont pas ressenti autrement, qui ont convoqué l’assemblée de ce mercredi soir.

Reste que des rumeurs circulent sur les motifs de ce renvoi. «Je sais. Certains disent qu’on a réagi parce que, lors de l’incendie du Moulin d’Yverdon, le 1er février, il arborait son ancien grade de commandant sur sa tenue de travail et qu’il avait été vu en train de fumer la pipe. Son licenciement a été décidé par notre comité. Nous ne sommes pas imbéciles tous les huit au point de prendre une décision aussi grave pour une histoire de pipe et de scratch sur une veste», conclut Pierre-Alain Lunardi, président du Codir. (24 heures)

Créé: 16.05.2018, 10h21

Nomination complexe

Forte de 1051 astreints, la nouvelle ORPC régionale regroupe, depuis le 1er janvier, les trois anciennes entités d’Yverdon, Orbe-Grandson et vallée de Joux. Si le travail préparatoire à sa mise en place s’est bien déroulé, les choses se sont compliquées au moment de la nomination du commandant de la nouvelle entité. Un poste pour lequel les trois anciens chefs s’étaient portés candidats.

La nomination de Sébastien Poncet, en place depuis quelques mois à la vallée de Joux, a fait suite à un processus en trois étapes: un assessment conduit par le Service de sécurité civile et militaire, un test de personnalité mené par un cabinet privé et un entretien avec les membres du CoDir. «C’est le cumul de ces trois évaluations qui a dicté notre choix», souligne Francesco Di Franco. Les deux autres candidats ont été redirigés vers des fonctions qui «convenaient au mieux à leurs très bonnes compétences». Fort de son expérience, Vincent Zumstein (Yverdon) a été nommé chef opérations alors que Claude Rutishauser (Orbe-Grandson), longtemps instructeur, a été désigné commandant remplaçant, en charge de la formation.

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