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Numerik Games s’installe exclusivement à Y-Parc

La troisième édition du festival dédié à l’univers digital est recentrée sur un seul lieu. Il n’y aura rien au centre-ville.

Le teaser de 2015, puis la première édition l’année suivante s’étaient déroulés exclusivement au centre-ville.
Le teaser de 2015, puis la première édition l’année suivante s’étaient déroulés exclusivement au centre-ville.
CHRISTIAN BRUN - A

Numerik Games se déroulera cette année uniquement au Parc scientifique et technologique, dans une configuration payante, du 24 au 26 août. La première édition avait été exclusivement organisée au centre-ville tandis que la deuxième, en 2017, était partagée entre Y-Parc, pour sa partie payante et le cœur historique d’Yverdon, pour sa partie en libre accès.

Peu mis en avant par les organisateurs du festival dédié à la culture digitale, cet important changement a pu surprendre ceux qui s’en sont aperçus. Directeur artistique et membre fondateur de la manifestation, Marc Atallah avance que les raisons de ce choix pris d’un commun accord avec l’association Numerik Games sont multiples.

Citant Paléo ou L’Estivale, il souligne que par définition un festival se doit d’être inscrit dans un périmètre défini, un lieu clos. «Tu te retrouves ainsi dans un espace que tu partages avec des gens qui ont choisi d’être là, pour découvrir les mêmes choses que toi. Au centre-ville, tu côtoyais des personnes simplement venues pour boire un verre sur une terrasse, pas pour vivre la même expérience que toi.»

En 2017, peu de gens avaient voulu en savoir plus après avoir assisté au «maping» réalisé sur le temple. Les festivaliers d’occasion avaient consommé de manière passive le petit bout de programmation qui s’offrait à eux. «Or, pour l’âme de Numerik Games, il est important d’être acteurs d’un festival où on peut tenter de nombreuses expériences. Je suis convaincu que quand tu paies, tu veux davantage profiter de ton moment et essayer plein de trucs», reprend Marc Atallah.

«Proposer une offre numérique là-bas, c’est hypercohérent»

Certes, mais le contrat passé avec les autorités n’impliquait-il pas que le festival anime le centre-ville? «Non, répond le directeur artistique, nous devons animer la ville. Or Y-Parc en fait partie. Avec les navettes qui permettent d’y arriver en sept minutes, on se rend compte que finalement, le Parc est juste à côté du centre.»

Et puis, situé à proximité de la sortie de l’autoroute, Y-Parc est aussi très accessible pour les visiteurs extérieurs. En 2017, ils venaient pour 20% d’Yverdon, 30% du Nord vaudois et 50% d’ailleurs en Suisse romande. Les organisateurs relèvent par ailleurs que la configuration des lieux leur permettra de voir plus grand s’il le faut, alors que le centre-ville, certes très confortable, n’offre guère de possibilités d’expansion.

Y-Parc propose en outre une thématique et des bâtiments modernes, très en adéquation avec l’esprit voulu par le festival. Les autorités politiques yverdonnoises l’ont bien compris. «Proposer une offre numérique là-bas, c’est hypercohérent, souligne la municipale de la Culture, Carmen Tanner. Du coup, nous nous satisfaisons pleinement des teasers proposés quelques jours auparavant sur la place Pestalozzi.»

Du 20 au 22 août, Numerik Games propose en effet trois «5 à 7» où le public pourra s’essayer à des jeux du style Just Dance ou tenter l’expérience de la réalité virtuelle.

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