Les oiseaux ont rarement été aussi peu nombreux

AvifauneLes effectifs spécialement bas du dernier recensement s’expliquent en partie par la présence très faible de deux des trois espèces les plus représentées à cette saison.

Les nettes rousses (ici avec des fuligules morillons) étaient particulièrement peu nombreuses au moment du recensement international des oiseaux d'eau de la mi-janvier.

Les nettes rousses (ici avec des fuligules morillons) étaient particulièrement peu nombreuses au moment du recensement international des oiseaux d'eau de la mi-janvier. Image: OLIVIER ALLENSPACH - A

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Les chiffres sont historiquement bas et les conditions météo – excellentes – n’ont pas pu les influencer négativement: avec 53'915 oiseaux observés – auxquels il convient d’ajouter les 3'499 recensés sur le lac de Morat –, les effectifs de ce mois de janvier 2020 sur le lac de Neuchâtel figurent parmi les plus faibles de ces dernières décennies. Ils confirment la tendance qui s’était dessinée en novembre avec le premier des deux recensements annuels des oiseaux d’eau.

Ces chiffres très bas peuvent interroger. D’autant que sur le lac de Constance, le comptage de ce mois de janvier révèle une des populations d’oiseaux les plus importantes depuis 1967. Pour Christophe Sahli, collaborateur scientifique à l’Association de la Grande Cariçaie et responsable de ce recensement, aucune explication n’a pour l’heure valeur de certitude. Il émet néanmoins deux hypothèses. Qui s’appuient sur le même constat chiffré. Deux des trois espèces les plus représentées habituellement sur le lac à cette saison affichent des statistiques particulièrement faibles: les nettes rousses n’étaient que 6806 (contre 13'942 il y a une année) et les fuligules milouins 10'257 (contre 13'205). «Ces deux types de canards se nourrissent d’algues Characées. Peut-être qu’il y en avait moins dans le lac cette année», se demande-t-il.

Sa seconde supposition est plus géographique. Le lac de Constance se trouvant en amont du vol migratoire hivernal des fuligules et des nettes, il se pourrait qu’ils y aient trouvé de quoi se sustenter en suffisance et qu’ils n’aient de ce fait pas eu besoin de pousser leur voyage plus loin. «Toutefois, on a constaté que d’autres espèces communes ont été peu nombreuses, à l’image de la foulque macroule (pourtant abondante en novembre) ou du canard colvert», conclut le spécialiste.

Créé: 11.02.2020, 10h45

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