Les opérations ambulatoires permettent aux EHNV de réduire leur déficit

Yverdon-les-BainsMalgré une perte de 1,1 million, l’exercice 2018 des hôpitaux nord-vaudois est meilleur que le précédent. Et surtout bien moins déficitaire que ne le prévoyait le budget.

La durée moyenne de séjour aux Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) est en diminution.

La durée moyenne de séjour aux Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) est en diminution. Image: OLIVIER ALLENSPACH - A

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La plaie était nettement moins profonde que prévu. S’il se caractérise par un certain franc-parler, le président, Bertrand Vuilleumier, n’a pas osé la métaphore médicale mercredi matin devant la presse pour qualifier l’exercice 2018 des Établissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV). L’an dernier, la structure répartie sur six sites a enregistré un déficit de 1,1 million de francs. C’est mieux qu’en 2017, mais surtout ce chiffre est cinq fois moins important que ne l’avait imaginé un diagnostic budgétaire qui prévoyait une perte de 5,1 millions.

«Cette amélioration s’explique en partie par nos activités, mais aussi par différentes mesures prises pour éviter des dépenses», souligne Bertrand Vuilleumier. Et à cet égard, un accent tout particulier a été mis sur la diminution de la durée moyenne de séjour, passée de 6,52 jours en 2017 à 6,1, alors qu’elle était de 6,59 en 2014, selon les chiffres présentés par le directeur général, Jean-François Cardis.

Cet effort – qui ne peut pas se faire sans un important travail des médecins, du personnel infirmier et des «care managers» – et ses répercussions financières sont évidemment à mettre en parallèle avec une augmentation des recettes des activités ambulatoires. Inauguré il y a dix ans, et «augmenté» d’un troisième bloc opératoire en 2015, le centre de chirurgie ambulatoire DaisY connaît une progression linéaire de son activité médicale. Avec plus de 3800 patients traités l’an dernier (+10%), cette structure détachée de l’hôpital et dotée d’équipements de pointe a passé la barre symbolique des 30'000 patients. «Mis à part la cardiologie et la neurochirurgie, toute la palette d’interventions chirurgicales y est possible», souligne son responsable d’exploitation, Brian Oosterhoff. Dès lors, le DaisY est prêt à faire face aux conséquences d’une récente décision du Département fédéral de l’intérieur: depuis le 1er janvier, six groupes d’intervention (dont l’opération des amygdales ou les arthroscopies du genou) ne sont désormais pris en charge par l’assurance de base que s’ils sont réalisés en ambulatoire. (24 heures)

Créé: 22.05.2019, 18h44

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