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Orbe tend l’oreille aux rêves de ses adolescents

Après avoir sondé les adultes, les autorités urbigènes ont pris le chemin de l’école. Un film est né de cette démarche inédite.

Entre le mois de novembre et de décembre, les élèves ont pu s’exprimer sur leur ville.
Entre le mois de novembre et de décembre, les élèves ont pu s’exprimer sur leur ville.
D.R.

«Les thèmes qui ressortent sont parfois très surprenants, dit en riant Luiz De Souza, municipal en charge des Affaires sociales, à Orbe. Il arrive que les préoccupations des parents ressortent de la bouche des enfants, mais pas que. Certains sont déjà très volontaires et tous fourmillent d’idées.»

La Ville d’Orbe poursuit sa démarche inédite pour aller à la rencontre de la population et entendre ce qu’elle a à dire. Initié en 2016, le projet «Orbe 1350 sentiments» est bien connu des adultes, ces derniers ayant probablement eu affaire au travailleur social qui a réalisé des micros-trottoirs un an durant au sein du bourg. «La suite logique, c’était d’aller questionner les enfants, explique Demetrio Varela, responsable de la Maison des jeunes d’Orbe. Entre le mois de novembre et de décembre, 600 élèves âgés de 10 à 15 ans ont ainsi pu réfléchir ensemble à comment ils percevaient leur commune et à ce qu’ils voudraient y apporter. L’expérience a été très intéressante.»

«Les jeunes sont très sensibles aux incivilités et aux thématiques écologiques, comme le tri des déchets»

Avec, comme fil conducteur, quatre propositions: «j’aime…», «je n’aime pas…», «j’aimerais…» et «je ferai…», les élèves des 35 classes participantes se sont exprimés librement. Chaque classe a ensuite dû déterminer ses quatre sentiments prioritaires. Ce processus a fait émerger 140 opinions concernant la ville d’Orbe. Recensées et analysées, elles ont permis de faire ressortir des mots-clés et des thèmes prioritaires pour les jeunes. «La question des loisirs revient souvent, poursuit Demetrio Varela. On voit aussi que les jeunes sont très sensibles aux incivilités et aux thématiques écologiques, comme le tri des déchets.»

Des projets citoyens

Les écoliers ont ensuite pu rencontrer la Municipalité pour lui exprimer leurs remarques et pour comprendre son fonctionnement. Les élus tiendront-ils compte des doléances des enfants? «Le but de cette démarche était évidemment d’avoir des résultats concrets, assure Luiz De Souza. Mais ce qui me semble être le plus important dans cette approche, c’est son processus. L’Exécutif ne va pas simplement dire oui ou non à différentes demandes mais va essayer de pousser les gens à s’investir et à monter des projets citoyens.»

L’élu prend pour exemple un souhait récurrent chez les élèves: avoir une patinoire au centre-ville durant l’hiver. «Nous leur avons proposé de former un groupe de travail et de préparer un dossier. L’étape finale sera de venir le présenter à la Municipalité.» En bons Vaudois, les enfants ont ainsi pu se familiariser avec la notion de consensus. Sans pour autant être contraints de se mettre d’accord sur le plus petit dénominateur commun. «Ils ont appris à défendre leurs idées et à s’accrocher comme le feraient des politiciens, se réjouit Demetrio Varela. Cela s’est fait dans le respect et l’écoute. C’est une belle leçon de vivre ensemble. Et puis c’est aussi aux adultes de montrer l’exemple.» Une classe a été filmée durant toute l’expérience. Ce film, «1350 sentiments à l’école», sera projeté le mardi 7 mai, au Cinéma Urba (à 18h, 19h et 20h).

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