Passionnée de rencontres et de mots, une libraire s’installe à Payerne

Broye Alors que le prix du livre ne cesse de baisser et que le lectorat s’étiole, Anne-Françoise Koch se lance en ouvrant une nouvelle enseigne. «Je crois à l’encre et au papier.»

«Une librairie ce n’est pas qu’un commerce, c’est aussi un endroit où l’on se sent bien. Derrière un livre, il y a toujours un échange, un partage. L’atmosphère compte beaucoup», dit Anne-Françoise Koch. Dans sa librairie ouverte à Payerne il y a dix jours, des fauteuils invitent à prendre le temps de feuilleter un ouvrage

«Une librairie ce n’est pas qu’un commerce, c’est aussi un endroit où l’on se sent bien. Derrière un livre, il y a toujours un échange, un partage. L’atmosphère compte beaucoup», dit Anne-Françoise Koch. Dans sa librairie ouverte à Payerne il y a dix jours, des fauteuils invitent à prendre le temps de feuilleter un ouvrage Image: Jean-Paul Guinnard

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Avec le temps des vacances, la lecture reprend ses droits. Que ce soit à la plage, à la montagne ou sur une terrasse, cet été, 80% des Suisses auront le nez plongé dans un livre ou un magazine, selon les statistiques fédérales. C’est la saison qu’a choisie Anne-Françoise Koch pour ouvrir sa librairie à Payerne, rue du Simplon, dans les murs d’un ancien magasin de confection masculine. De grandes vitrines, un parquet et des étagères de bois servent d’écrin à plus de 8000 livres. C’est grand, lumineux et ça sent bon le neuf.

Anne-Françoise Koch a puisé dans son deuxième pilier pour se lancer. «Je crois au livre, à l’odeur de l’encre et du papier», dit-elle derrière des lunettes rondes qu’aurait adorées Jean-Pierre Coffe. Dans un marché tendu – le prix du livre a baissé de 20% en dix ans et le lectorat classique fond à vue d’œil –, Anne-Françoise Koch mise sur ses 35 ans d’expérience et sa passion communicative pour faire tourner son affaire. Précédemment, elle a été gérante de plusieurs librairies en Suisse romande, à Genève, à Lausanne, à Vevey ou à Fribourg. Sa librairie, elle l’a appelée «Page deux mille seize», synonyme d’un nouveau départ. La sélection est fine, les conseils abondants et pertinents, qu’il s’agisse de philo, de thrillers, de littérature classique, de romans, de biographies, etc. «J’aime tout! dit-elle. Mais j’ai un penchant pour la littérature jeunesse et la littérature suisse.» Deux domaines auxquels elle consacre plusieurs rayonnages.

«Une librairie, ce n’est pas qu’un commerce»

Payerne – ville de 9500 habitants – compte déjà une librairie, à laquelle s’ajoutent des rayons livres chez trois gros distributeurs, ainsi qu’à la poste et dans une demi-douzaine de kiosques. Comment faire sa place? Et comment compenser l’effondrement des chiffres d’affaires? L’an dernier, le prix moyen d’un livre en Suisse était de 19 fr. 95, selon l’Association des libraires et éditeurs de Suisse alémanique (SBVV). En 2008, il était de 25 francs. «Une librairie, ce n’est pas qu’un commerce, c’est aussi un endroit où l’on se sent bien. Derrière un livre, il y a toujours un échange, un partage. L’atmosphère compte beaucoup», dit Anne-Françoise Koch. Dans sa librairie, des fauteuils invitent à prendre le temps de feuilleter un ouvrage. On y trouve aussi une machine à café, un coin exposition, de la place pour recevoir des auteurs, des artistes ou des invités.

«Dans une époque où le temps court toujours plus vite, je veux créer un endroit rattaché au monde du livre. Ce lieu sera un espace d’échange, de découverte et de rencontre. Je pense que cette démarche peut faire la différence.» (24 heures)

Créé: 04.07.2016, 17h53

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